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Livre blanc sur l’immigration francophone en Ontario : l’AFO veut combattre l’assimilation

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a tenu à Toronto une de ses dernières séances de consultation sur l’immigration francophone dans la province. Elle produira par la suite un livre blanc sur la question.

Un texte de Marie-Christine Rioux

Le gouvernement ontarien s’était fixé la cible de 5 % de francophones parmi le total des immigrants qui choisissent l’Ontario. « Le pourcentage d’immigrants francophones qui sont arrivés en Ontario en 2015 est de 2% », explique Sabine Raboteur, la conseillère en communication au bureau de la ministre responsable des Affaires francophones, Marie-France Lalonde.

Difficile d’attirer des immigrants francophones

Les obstacles à l’immigration et à l’intégration des francophones ont été discutés vendredi. Parmi eux, on a relevé le manque de promotion outre-mer pour l’immigration francophone en Ontario, le peu de services offerts en français et fait que le français n’est pas une langue officielle en Ontario.

Pour la vice-présidente de l’AFO Julie Mbengi Lutete, le fait que peu de services soient disponibles en français ne permet pas de bien intégrer les immigrants francophones en Ontario.

Nous vivons surtout l’assimilation des francophones vers la communauté anglophone à cause de l’absence de ces services en français.

Julie Mbengi Lutete, vice-présidente de l’AFO

La directrice générale du Centre francophone de Toronto, Lise-Marie Baudry, raconte l’histoire d’une famille syrienne francophone qui n’avait pas été informée des services en français disponibles dans leur région. « C’est complètement par hasard qu’on a pu les accrocher juste avant qu’ils inscrivent leurs enfants à l’école anglaise. Imaginez combien de familles on a échappées comme ça . »

Des solutions proposées

Plusieurs solutions afin de hausser le nombre d’immigrants francophones se sont également dégagées du débat. Une meilleure information au sujet des services offerts en français aux nouveaux arrivants ainsi que l’instauration du bilinguisme institutionnel sont ressorties.

Ça peut être le bilinguisme, la reconnaissance des acquis pour les immigrants qui arrivent avec des diplômes, c’est la sensibilisation des employeurs, la lutte contre les barrières systémiques sur le terrain, la volonté de créer des possibilités d’emploi pour les immigrants qui arrivent.

Léonie Tchatat, directrice de la Passerelle Intégration et Développement Économique

De son côté, Théophile Rwigimba, de l’Association des enseignants et des enseignants franco-ontariens, proposait de miser sur l'immigration interprovinces afin d'augmenter le nombre de francophones en Ontario.

Il y a aussi le potentiel de recruter de l'intérieur, notamment dans le bassin du Québec. Mais on a besoin de francophones en Ontario.

Théophile Rwigimba, président de l’unité Centre-Sud et Sud-Ouest section publique de l’Association des enseignants et des enseignants franco-ontariens

La firme de consultants Les Sentiers du leadership a organisé ces consultations publiques pour l’AFO. Au terme de ces réunions, la firme lui remettra ses recommandations basées sur ce que ses consultants ont entendu.

La dernière consultation publique de l'AFO sur l'immigration francophone se tiendra à Timmins mardi. Le livre blanc sera lancé à la fin mars.

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