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Luc Ferrandez veut rester à la mairie du Plateau-Mont-Royal

En 2011, Luc Ferrandez avait déclaré qu'en politique, « quelqu'un devrait passer un maximum de huit ans [...] et disparaître ». Depuis, il s'est ravisé et sollicite maintenant un troisième mandat à la mairie du Plateau-Mont-Royal.

Jeudi, à l'annonce de sa candidature, Luc Ferrandez a tenu à préciser que sa sortie de septembre 2011 était celle d'un jeune politicien.

Cette déclaration, M. Ferrandez l'avait faite à l'émission Bazzo.tv à Télé Québec. Par la suite, Luc Ferrandez s'était déclaré surpris par la réaction du public en studio qui l'avait chaudement applaudi. « Il y a quelques années, ça n’aurait pas suscité de réaction. Le cynisme est fort », avait-il dit à L'Actualité.

Depuis ce temps, le politicien dit avoir pris conscience de certaines choses.

Luc Ferrandez veut défendre ses idées dans un nouveau mandat de quatre ans.

De l’amour et de la haine

Luc Ferrandez se dit fier de son bilan « en matière de sécurité routière, d’aménagement urbain, de logement abordable, de verdissement, d’animation du domaine public et de création d’emplois ».

« Il y a huit ans, tout le monde pensait que les risques que nous prenions sur Le Plateau-Mont-Royal étaient trop grands, affirme-t-il. Qu’on allait mettre à mal le quartier et la Ville de Montréal par des décisions qu’on avait jugées, à l’époque, trop innovantes, trop radicales. »

Par exemple ses décisions quant au stationnement - hausse des tarifs des parcomètres et changements de sens de la circulation - ont suscité le mécontentement de commerçants qui considèrent qu'elles ont fait fuir les clients. Des journalistes de renom lui ont prédit que ses mesures tueraient le dynamisme de la ville, se souvient le maire du Plateau-Mont-Royal.

Luc Ferrandez sollicite un nouveau mandat afin de promouvoir « cette idée, ce concept » qu'il a de la ville. Il affirme vouloir continuer à faire du Plateau-Mont-Royal « un arrondissement à échelle humaine où il fait bon vivre et travailler ».

Il s'engage à créer cinq places publiques majeures sur Le Plateau-Mont-Royal.

Trop controversé pour être maire de Montréal

En 2016, Luc Ferrandez avait refusé de briguer la direction de son parti, Projet Montréal. Il occupait ce poste par intérim depuis le départ de son fondateur, Richard Bergeron, en octobre 2014.

Il avait alors estimé que « sa réputation » risquait de faire peur aux Montréalais et affirmé qu’il ne voulait pas qu’une image « radicale » permette au maire Denis Coderre d’être réélu. En décembre dernier, Valérie Plante a été élue cheffe de Projet Montréal. C'est donc elle qui affrontera Denis Coderre au scrutin du 5 novembre prochain.

« Chef du parti, c'est une chose, maire du Plateau-Mont-Royal, c'en est une autre », dit Luc Ferrandez, qui a présenté les candidats de Projet Montréal aux postes de conseillers de ville : Richard Ryan dans Mile-End, Alex Norris dans Jeanne-Mance et Marianne Giguère dans Delorimier.

Josefina Blanco, Maeva Vilain et Marie Plourde se présentent comme conseillères d'arrondissements respectivement dans Delorimier, Jeanne-Mance et Mile-End.

Rosemont avec François Croteau

Le maire Projet Montréal de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau, avait lui aussi promis de ne pas faire plus de deux mandats, lors de différentes entrevues. Il sera pourtant lui aussi candidat pour un troisième mandat le 5 novembre prochain.

« Je ne suis pas en politique pour y faire une carrière, avait-il déclaré au Journal de Rosemont en 2012. J’ai la chance exceptionnelle de pouvoir changer les choses actuellement et c’est ce à quoi je m’emploie. Une fois cela fait, je vais retourner à l’enseignement. »

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