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Lutte électorale à la préfecture de la Haute-Gaspésie

La période des mises en candidature se terminera vendredi mais déjà trois candidats ont signifié leur intérêt pour le poste de préfet de la MRC de la Gaspésie.

Un texte de Joane BérubéOutre le préfet sortant, Allen Cormier, Frédérick DeRoy, un visage bien connu du milieu communautaire de la Haute-Gaspésie et une femme d’affaires, Maxime-Esther Bouchard, brigueront aussi les suffrages.

Un 3e mandat pour Allen Cormier?

Le préfet sortant, Allen Cormier, sollicite un troisième mandat à la préfecture. L’ancien journaliste se dit fort de l’appui des citoyens du territoire. Au cours des huit dernières années, de belles choses ont été accomplies, souligne le préfet sortant. « Les gens me demandent de continuer », dit-il.

Né à Chandler, l’homme de 52 ans, qui est aussi pompier volontaire, a passé 25 ans de sa vie en Haute-Gaspésie. « C’est maintenant tatoué sur le cœur! »

Il considère que le recrutement de nouveaux médecins et le rétablissement des services d’obstétrique à Sainte-Anne-des-Monts sont parmi les principales réalisations de son dernier mandat. « Les soins de santé, c’est prioritaire pour la population », fait valoir M. Cormier.

La préservation des services aux citoyens dans un contexte de baisse démographique et le développement économique sont les défis du prochain mandat, croit le préfet sortant. « Ce qui manque à la Haute-Gaspésie, c’est un dernier coup de pouce gouvernemental » estime Allen Cormier.

Le préfet sortant se réfère à l'ouverture du centre de service à la clientèle du régime québécois d’assurance parentale. « Ce sont des emplois sûrs et bien rémunérés », souligne-t-il.

Un bon préfet pour lui est quelqu’un qui reste à l’écoute de sa communauté, qui sait être rassembleur.

À cet égard, le candidat présente sur sa plateforme électorale près d’une vingtaine d’enjeux qui vont de la sécurisation de la route 132 au développement du tourisme quatre saisons en passant par la formation professionnelle.

Élu sans opposition en 2013, Allen Cormier devra défendre son bilan face à deux candidats au cours des prochaines semaines.

Frédérick Deroy, bénévole et candidat

Frédérick DeRoy, qui se définit comme un citoyen engagé, a grandi à Sainte-Anne-des-Monts. Il s’est réinstallé en région en 2006 dans la région après des études en graphisme et une vie professionnelle à Sherbrooke. Pendant plusieurs années, il a géré son studio de photographie à Sainte-Anne-des-Monts. Il est maintenant directeur adjoint de la piscine.

Depuis son retour, il s’est engagé comme bénévole dans divers organismes, notamment à L’Envolée, au Carrefour jeunesse emploi, à la Chambre de commerce, au conseil d’Établissement du Centre Campagnat. « J’adore la politique et le développement régional, j’y vois une chance de mettre mon talent et mes expériences à contribution », indique M. DeRoy.

Il a d’ailleurs reçu un certificat honorifique l’an dernier pour l’ensemble de son engagement, un de ses grands atouts, croit-il. « L’ensemble de mon implication dans la communauté, ajoute-t-il, fait que j’ai été en contact avec des gens du communautaire, des gens d’affaires, des politiciens. Comme préfet, j’aurais une bonne vue d’ensemble pour que tout le monde travaille dans le même sens. »

Il voit d’ailleurs le rôle de préfet comme celui d’un motivateur, capable de faire ressortir les forces de tout le monde.

Sa principale force, ajoute le candidat, c’est d’être toujours en mode solution et de voir les choses sous un aspect positif.

Le grand défi du prochain préfet sera, à son avis, de pourvoir aux emplois disponibles en Haute-Gaspésie. « Comment rendre la région intéressante pour les jeunes. On se doit de mettre les bouchées doubles pour attirer et garder les familles avec des enfants », fait valoir M. Deroy.

Maxime-Esther Bouchard de La MartreFemmes d’affaires de La Martre, revenue en Haute-Gaspésie en 2005, Maxime-Esther Bouchard exploite depuis 2009 une entreprise d’hébergement dans le secteur touristique, un secteur où elle a étudié. Elle a aussi travaillé comme enseignante suppléante au cours des dernières années.

Âgée de 43 ans, elle veut offrir aux citoyens de la Haute-Gaspésie une vision à long terme pour assurer le développement de la région. « Je trouve qu’il y a un gros trou entre Mont-Saint-Pierre et Cap-au-Renard », souligne la candidate.

Elle note qu’il y a beaucoup d’insatisfaction sur l’accès à certains services ainsi que la sécurisation de la route 132.

Il n’y a plus qu’un seul supermarché en Haute-Gaspésie, ce qui rend encore plus difficile la rétention des familles, note la candidate.

Elle se dit par ailleurs très préoccupée par la protection de l’eau et les projets d'hydrocarbures qu’elle entend surveiller étroitement, notamment en ce qui a trait à la fracturation hydraulique. La candidate se veut la voix de la population.

« On ne l’entend pas vraiment, soutient-elle, les gens de la place, les pêcheurs, les bûcherons. C’est pauvre ici. » Elle entend donc consacrer ses efforts à l’installation de nouvelles familles dans la région.

Pour elle, le préfet est un peu les yeux de tous les secteurs et le porte-parole de la région auprès des instances.

Elle estime que c’est un poste qui demande de la transparence, de la sensibilité mais aussi de la fermeté. Maxime-Esther Bouchard estime par ailleurs que son expérience de militante politique ainsi que celle de propriétaire de PME seront des atouts importants pour assumer le poste de préfet.

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