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Madeleine Meilleur n'a jamais discuté du poste de commissaire avec Butts et Telford, lance Mélanie Joly

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a provoqué de hauts cris en Chambre en soutenant que les deux plus proches conseillers du premier ministre de Justin Trudeau n'avaient jamais discuté du poste de commissaire aux langues officielles avec Madeleine Meilleur.

L'opposition a fortement réagi à cette affirmation, le conservateur John Brassard rappelant que l'ancienne députée libérale ontarienne avait elle-même reconnu au comité des langues officielles qu'elle avait signifié son intérêt pour le poste auprès de Gerald Butts et Katie Telford.

La ministre Joly, qui est responsable du dossier des langues officielles, a passé une bonne partie de la période des questions en Chambre sur ses pieds à se faire chahuter par les députés des formations adverses, comme c'est le cas depuis plusieurs séances.

Le gouvernement libéral est sur la sellette depuis l'annonce de la nomination de Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles. Les conservateurs et les néo-démocrates tentent depuis des jours de bloquer cette nomination qu'ils considèrent comme partisane.

Le 18 mai dernier, lors de sa comparution devant le comité des langues officielles, l'ancienne députée d'Ottawa-Vanier à Queen's Park en a étonné plus d'un en affirmant qu'elle avait approché le secrétaire principal et la chef de cabinet du premier ministre Trudeau.

Elle a offert un récit qui a étonné les membres du comité en réponse à une question du chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, qui lui demandait : « À quelle personne du Parti libéral avez-vous exprimé le souhait de devenir sénatrice ou commissaire? »

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