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Maltraitance : Marguerite Blais à la défense des ainés

Marguerite Blais déplore le manque de mordant du projet de loi 115 sur la maltraitance des ainés qui est actuellement à l'étude par le gouvernement Couillard. L'ex-ministre libérale exige le signalement obligatoire des cas de mauvais traitements, avec les sanctions pénales qui en découlent.

Même si elle ne fait plus de politique active, l’ex-ministre des Ainés sous le gouvernement Charest a pris la parole dimanche, lors de l'assemblée générale du comité des résidents du CHSLD de Beauceville. L’établissement a défrayé la manchette en mars puisqu’une une préposée aux bénéficiaires aurait maltraitée 11 résidents.

Marguerite Blais a profité de l’occasion pour se prononcer sur le projet de loi 115 qui vise à lutter contre la maltraitance envers les aînés ou toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité. Selon Mme Blais, le projet de loi dans sa forme actuelle ne va pas aussi loin que celui qu'elle avait elle-même piloté sur la question en 2013.

« J’espère que le gouvernement va comprendre qu’on n'a pas le choix pour le mieux-être de nos personnes vulnérables. On doit mettre en place un projet de loi qui a des dents », a-t-elle déclaré en mêlée de presse.

Aussi présent lors de l’assemblée, le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour les aînés, François Paradis, a lui aussi réclamé des amendements au projet de loi.

« Il y a un devoir moral, mais il y a un devoir légal de dénonciation. Il faut se donner ce levier-là pour que plus jamais on se permette de fermer les yeux sur quelque chose que collectivement, on n’est plus capables d’endurer », a-t-il déclaré.

Enquête en cours

Au CHSLD de Beauceville, la vie a repris son cours normal depuis que la préposée qui aurait tenu des propos blessants et humiliants à certains bénéficiaires a été poussé à la retraite par la direction.

Le président du comité des résidents du CHSLD, Michel Beaulieu, a profité de l’assemblée générale pour remercier les résidents qui avaient dénoncé la préposée. Il se dit satisfait de la gestion de la crise.

« La gestionnaire actuelle, qui est en poste depuis le 16 janvier, a très bien réagi », a-t-il déclaré.

Le CISSS de Chaudière -Appalaches mène une enquête interne sur les circonstances entourant ces cas de maltraitances.

Des accusations au criminel ne sont pas exclues. Une enquête est aussi en cours à la Sûreté du Québec.

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