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Mandat de grève des enseignants : la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke s'organise

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) n'est pas encore en mesure de déterminer quels seront les impacts du mandat de grève obtenu par le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie, mardi soir. La direction évalue les différentes options pour assurer le bon fonctionnement des établissements lors des journées de débrayage.

Le directeur général André Lamarche a profité de l'occasion pour rappeler que le droit de grève est un droit reconnu aux travailleurs et que la commission scolaire comptait bien suivre les règles dans ce contexte. Il espère aussi que les négociations se poursuivent dans le respect.

Moyen de pression des commissions scolaires?

La CSRS a l'intention de faire valoir, à nouveau, au gouvernement Couillard que les compressions budgétaires nuisent directement aux services aux élèves.

« C'est certain qu'il y a le réseau des commissions scolaires, il y a notre réseau, il y a l'Association des directeurs généraux. C'est notre canal de pression sur le ministère pour faire valoir nos points » ,  a souligné André Lamarche.

Écoutez l'entrevue d'André Lamarche à l'émission C'est pas trop tôt en Estrie.

Les professeurs intensifient les moyens de pression

Les  professeurs ont déjà commencé à intensifier les moyens de pression en calculant chaque minute de travail et en ne dépassant pas les 32 heures pour lesquelles ils sont payés. Les enseignants soutiennent qu'ils travaillent en moyenne de 10 à 12 heures de plus par semaine que ces 32 heures payées. 

« C'est toute sorte de chose, ça peut être le temps supplémentaire pour les élèves qui ont besoin de temps supplémentaire [...] ça peut être les galas, quand on arrive à la fin de l'année tout ce qui est bal de finissant. C'est impossible que ça rentre dans les heures qui sont allouées » rappelle Lyne Parenteau, enseignante à l'école secondaire du Triolet à Sherbrooke.

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