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Manon Massé réclame le retour d'un programme contre l'exploitation sexuelle 

Québec solidaire demande non seulement le retour, mais également la bonification d'un programme de lutte contre l'exploitation sexuelle, qui a été aboli en 2014 par le gouvernement Couillard. 

Le programme en question, doté d'une enveloppe de 1,4 million de dollars, permettait à plusieurs organismes de développer des projets en matière de prévention et d'intervention auprès des jeunes. Il découlait du dernier plan d'action adopté à Québec. 

Selon la députée Manon Massé, les récents cas de fugues qui ont été médiatisés sont une conséquence des choix budgétaires du gouvernement.

La député solidaire demande au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, de réinvestir « dès cette semaine » dans ce programme. « On parle de 1,4 million sur trois ans. C'est très peu d'argent pour faire un travail extraordinaire », soutient-elle.

À Montréal, par exemple, le budget des organisme Stella et L'Anonyme n'a pas été renouvelé. Chez L'Anonyme, le projet Orbite permettait à 2500 jeunes de recevoir des ateliers en prévention de l'exploitation sexuelle, précise l'organisme.

L'importance des organismes communautaires  

Pour Manon Massé, la décision du gouvernement libéral d'envoyer un vérificateur général au Centre Jeunesse de Laval n'est pas suffisante pour lutter efficacement contre l'exploitation sexuelle.

« C'est de prendre [le problème] par le bout de la crise médiatique, mais dans les faits, ces réalités sont connues depuis longtemps », insiste-elle, avant d'ajouter que le Québec en est déjà à son troisième plan en matière de soutien contre l'exploitation.

« On ne peut pas seulement se faire des plans entre nous, les ministères, alors qu'il y a toute une expérience sur le terrain », maintient-elle, rappelant l'importance de financer les organismes. 

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