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Marijuana : le gouvernement du N.-B. réagit au rapport du groupe de travail

La ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Cathy Rogers, affirme que rien n'a été décidé pour ce qui est de la distribution de marijuana.

Mme Rogers réagissait au rapport du groupe de travail fédéral sur la légalisation de la marijuana. D’emblée, la ministre a déclaré que la marijuana ne serait pas vendue dans les magasins des alcools.

« On doit d'abord s'occuper de la santé et la sécurité des Néo-Brunswickois. À mesure que cette industrie est réglementée, on veut s'assurer que c'est une haute priorité », explique-t-elle.

Le groupe de travail présidé par l’ancienne ministre de la Justice du Canada Anne McLellan suggère 18 ans comme âge légal pour consommer de la marijuana. Il est tout de même ouvert à la possibilité que les provinces, où l'âge de la majorité est différente - par exemple 19 ans - s'ajustent en conséquence.

Les médecins du Nouveau-Brunswick continuent de croire que fumer de la marijuana avant l'âge de 21 ans devrait être interdit.

« D'un point de vue médical, il serait préférable d'établir l'âge minimum à 25 ans, puisque le cerveau se développe jusqu'à cet âge. Mais nous reconnaissons qu'en pratique c'est probablement irréaliste », a déclaré la présidente de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, Dre Lynn Murphy-Kaulbeck.

De leur côté, les pharmaciens comme se réjouissent que le comité recommande de fixer l'âge minimum à 18 ans et aiment l'idée de mettre un peu d'ordre dans la distribution de marijuana.

« On aime prendre un bilan global de notre patient. C'est à dire si le patient fume. Est-ce que le patient boit du café? Est-ce que le patient boit d'l'alcool? Mais avec la marijuana, souvent, ça ne vient pas. Le patient n'en parle pas », explique le porte-parole de l’Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick, Dennis Abud.

Par ailleurs, le groupe de travail recommande de répartir les responsabilités entre les différents gouvernements. Par exemple, le gouvernement fédéral surveillerait la production de marijuana, les provinces s'occuperaient de la distribution en consultation avec les municipalités.

Cette recommandation plaît à l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, puisque ces dernières seraient les mieux placées pour éviter des erreurs de zonage.

« Les municipalités ne veulent pas nécessairement réglementer la vente de la marijuana, mais il y a une obligation quand même de discuter avec le monde municipal, pour regarder aux questions peut-être de sécurité publique, aux questions de zonage qui sont liées avec les points de vente, par exemple », explique le directeur général de l’association, Frédérick Dion.

Le gouvernement Trudeau a promis une nouvelle loi pour le printemps 2017.

D'après le reportage de Michel Nogue

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