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Marijuana : vers une loi harmonisée pour les quatre provinces de l'Atlantique

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard s'attend à ce que les provinces de l'Atlantique harmonisent leurs lois sur la marijuana. Il est important, selon Wade MacLauchlan, que les quatre gouvernements de la région s'entendent sur certains points comme l'âge légal de consommation, le prix et la distribution.

Wade MacLauchlan reconnaît que les provinces ont peu de temps pour encadrer l'usage de la drogue avant sa légalisation prévue le 1er juillet 2018.

Lors d'une rencontre du Conseil de la fédération à Edmonton, cette semaine, les premiers ministres des provinces et territoires ont d'ailleurs servi un ultimatum au premier ministre fédéral Justin Trudeau. Ils lui ont demandé des précisions sur des questions de santé et de sécurité publique, sans quoi ils se disent prêts à exiger le report de la date d'entrée en vigueur de la légalisation.

Consensus des provinces atlantiques

Wade MacLauchlan dit qu'il partage les inquiétudes de ses homologues, notamment au niveau de l'application du code de la sécurité routière. Mais il maintient pour l'instant le cap sur l'échéance fixée par Ottawa.

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard dit que l'idée d'une loi harmonisée pour les quatre provinces de l'Atlantique fait consensus auprès de ses vis-à-vis au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. Le but serait d'uniformiser l'accès à la marijuana.

Les sous-ministres de la Justice de la région sont déjà réunis en comité afin d'élaborer un ensemble de règlements communs pour les quatre provinces.

Enrayer le commerce illégal

Il est aussi important, aux yeux de Wade MacLauchlan, que la légalisation de la marijuana enraye le commerce illégal de la drogue. « Il faudra que le prix soit établi de manière à ce qu'on ne se retrouve pas avec un marché noir », insiste-t-il.

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard ne s'attend d'ailleurs pas à ce que la province dégage un grand profit de la vente de marijuana. Selon lui, les recettes couvriront à peine les dépenses associées à la sensibilisation, la santé et à la sécurité du public.

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