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Martine Ouellet prête à nationaliser l'accès à Internet

Martine Ouellet veut imposer des normes aux entreprises de télécommunications en matière de tarifs et de vitesse pour Internet, à défaut de quoi elles risqueraient de voir leurs infrastructures nationalisées.

Au cours d'une entrevue avec La Presse Canadienne lundi, la députée de Vachon et candidate à la direction du Parti québécois a comparé l'accès à Internet à l'électricité - un besoin essentiel et un droit, selon elle.

Si elle est élue chef du Parti québécois en octobre, puis première ministre en 2018, Mme Ouellet donnera deux ans aux entreprises de télécommunications pour se conformer à ses exigences. Celles-ci toucheraient la capacité de la bande passante, l'accès à Internet sur tout le territoire du Québec, et avec un tarif uniforme et abaissé, de même qu'une vitesse d'un gigabit par seconde.

Elle veut également qu'un forfait allégé, de base, soit offert aux ménages à faible revenu.

Si les grands des télécoms ne se conformaient pas à ses exigences dans un délai de deux ans, elle se dit prête à nationaliser leurs infrastructures sur le territoire du Québec.

Dans le cas d'une nationalisation, elle promet aussi une uniformité des prix, et des prix au niveau des pays de l'Organisation de coopération et de développement économique.

Nationalisation provinciale, compétence fédérale

Même si les télécommunications sont présentement régies par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) au fédéral, Mme Ouellet ne croit pas que cela puisse l'empêcher de faire quoi que ce soit dans ce domaine.

« Quand je parle de nationalisation, il faut regarder les différents niveaux, mais on parle plutôt des infrastructures. Là, c'est clair qu'il y a un enjeu du côté du CRTC, mais ce n'est pas vrai que c'est le CRTC qui va nous empêcher de donner un accès au développement économique pour les PME et pour les citoyens du Québec. Nous, on n'acceptera pas ça comme réponse; c'est clair », a tranché Mme Ouellet.

Elle rappelle que plusieurs groupes ont déjà dénoncé les tarifs élevés en matière de télécommunications au pays.

La candidate à la direction du PQ estime que les gens qui n'ont pas accès à Internet sont carrément désavantagés, voire exclus de la société.

L'une des grandes entreprises visées, Bell, a préféré ne pas commenter cette question « politique ».

Avec le retrait de Véronique Hivon au cours des derniers jours, il reste quatre candidats dans la course à la direction du PQ, soit, en plus de Mme Ouellet, Jean-François Lisée, Alexandre Cloutier et Paul St-Pierre Plamondon.

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