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Matane veut mettre de la pression sur le ministère du Développement durable

Une dizaine de projets de la Ville de Matane ont dû être retardés ou sont toujours inachevés à ce jour, en raison des délais déraisonnables dans l'octroi des autorisations exigées et fournies par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), selon le maire de Matane, Jérôme Landry.

Lors de la dernière séance de l'année du conseil de ville, tenue lundi soir, le maire et les conseillers ont adopté une résolution visant à demander au MDDELCC d’accélérer le traitement des demandes d’autorisation de la Ville.

En retardant la réalisation de projets, ça débalance toute la planification. Ça crée aussi un débalancement sur la charge de travail de nos équipes.

Jérôme Landry, maire de Matane

Une dizaine de projets ont vu leurs échéanciers s’allonger notamment ceux de la promenade des Capitaines, de la rue Otis, et le prolongement de la piste cyclable vers le camping.

Lors du dépôt d’une demande d’autorisation, le MDDELCC a 75 jours pour fournir une réponse officielle. À titre d’exemple, le projet de la plage du Parc des îles a été déposé en 2015 et est, à ce jour, toujours sans réponse, selon Jérôme Landry.

Décontamination

Le maire de Matane déplore, une fois de plus, l’inaction du MDDELCC et de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) dans le dossier de l’ancienne station-service, située au 51 rue principale dans le secteur Saint-Luc.

Selon la loi sur la qualité de l’environnement, une entreprise qui cesse définitivement d’exercer une activité industrielle utilisant des matières dangereuses doit procéder « à une étude de caractérisation du terrain où elle s’est exercée, dans les six mois de cette cessation d’activité ou dans tout délai supplémentaire n’excédant pas dix-huit mois que peut accorder le ministre. »

L’entreprise a fermé ses portes il y a plus d’une dizaine d’années. Cependant, les réservoirs à essence souterrains sont toujours en place malgré les nombreuses plaintes des citoyens ainsi que de la Ville de Matane.

De plus, selon le Code de construction et le Code de sécurité de la RBQ, un réservoir de produits pétroliers souterrain doit être vidangé et enlevé du sol par le propriétaire. C’est pourquoi le conseil municipal exige un suivi formel par écrit de la part du MDDELCC et de la RBQ, puisque la résolution à ce sujet adoptée en mars 2016 est restée lettre morte.

On essaie de régler cette problématique-là.

Jérôme Landry, maire de Matane

L’Hôtel de Ville sous surveillance

En plus d’être mis aux normes, l’Hôtel de Ville sera également muni de caméras de vidéosurveillance autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

On a eu des problèmes de vandalisme […] C’est ce qu’on a fait au Colisée Béton-Provinciale et ça nous a permis de régler beaucoup de problèmes.

Jérôme Landry, maire de Matane

L'installation, au coût d’environ 3000 $, sera payée directement à partir du budget régulier, a confirmé un des membres du conseil.

Déchets provenant des Îles-de-la-Madeleine

La municipalité des Îles-de-la-Madeleine a déposé une demande à la Ville de Matane pour enfouir les déchets de ses résidents sur le territoire de la Ville. Le conseil de ville a décidé, lors de la séance du conseil, de remettre l’analyse de cette demande aux prochains membres de la mairie de Matane, qui seront élus en novembre 2017.

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