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Maxime Bernier veut diriger le Parti conservateur et réduire la taille de l'État

Le député de Beauce a officiellement lancé, dimanche, sa campagne pour la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), en insistant sur la réduction des dépenses, de la taille et de l'ingérence de l'État, ainsi que des taxes et des impôts pour tous.

Maxime Bernier compte faire campagne sous les principes de la liberté et de la responsabilité individuelles, de l'équité, ainsi que du respect. « Ce que je veux offrir, c'est un gouvernement qui respecte la Constitution, la division des pouvoirs, les provinces, notre histoire et notre diversité », a-t-il promis devant ses partisans à Sainte-Marie, en Beauce.

Dans son discours et dans une vidéo publiée dimanche sur YouTube, l'aspirant-chef a répété son analogie entre sa pratique de la course à pied et son entrée dans « la course la plus importante de [sa] vie ». « Mes amis, ma course débute. Je vais attacher mes lacets, comme il faut, parce que ça va être une longue course, a-t-il déclaré. Et j'ai besoin de vous tous pour me donner un nouvel élan. Un élan qui va me porter partout au Canada, et ce, jusqu'au fil d'arrivée, victorieux. »

Deux coprésidents de campagne

S'exprimant en français et en anglais, l'ex-ministre croit pouvoir convaincre « une majorité de conservateurs et de Canadiens » d'appuyer sa vision. Pour ce faire, il aura deux coprésidents pour sa campagne. Au Québec, ce sera Jacques Gourde, député de Lévis-Lotbiniere. Pour le reste du pays, ce sera John Reynolds, ex-député fédéral et provincial de la Colombie-Britannique.

Aux yeux de M. Gourde, Maxime Bernier est « un homme de grand calibre, un économiste chevronné, avec une solide expérience [...] qui n'a pas froid aux yeux, capable d'analyse, de décisions, de donner une direction, choses que nous n'avons plus maintenant à Ottawa ».

Pour sa part, M. Reynolds est convaincu que le député de Beauce est le plus qualifié pour battre Justin Trudeau. « Mais surtout, Maxime peut gagner au Québec et au Canada », a-t-il affirmé, en rappelant que lors de la dernière élection, il n'y a qu'au Québec que les conservateurs ont gagné des sièges, « avec Maxime y menant la charge ».

Avant de déposer officiellement sa candidature le 7 avril, M. Bernier disait avoir recueilli plus du double des signatures requises, dans l'ensemble des provinces. Mardi, il était en Saskatchewan, où il a notamment parlé d'économie, d'équilibre budgétaire et de la francophonie hors Québec.

Seul candidat du Québec dans la course à la direction du PCC, il est le deuxième à s'être lancé officiellement, après la députée ontarienne Kellie Leitch. D'autres noms circulent comme candidats potentiels, dont les ex-ministres Tony Clement, Jason Kenney et Lisa Raitt, ainsi que l'homme d'affaires et ancien dragon à CBC Kevin O'Leary.

Le prochain chef du PCC sera désigné le 27 mai 2017.

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