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Maxime Bernier veut revoir le mandat et le financement de Radio-Canada

En pleine campagne pour accéder à la direction du Parti conservateur, Maxime Bernier a révélé mercredi qu'il resserrerait le mandat de Radio-Canada et qu'il modifierait son financement advenant qu'il devienne premier ministre du pays.

Pour le député de la Beauce, Radio-Canada doit cesser de « faire les trois quarts de ce qu'elle fait et que tout radiodiffuseur privé peut faire » afin de se consacrer à des dossiers d'affaires publiques, le tout à moindre coût.

Maxime Bernier, qui aspire à succéder à Stephen Harper le 27 mai prochain, estime que la société d'État doit faire l'objet de deux réformes distinctes.

La première réforme aurait pour effet de modifier substantiellement le mandat de Radio-Canada en le recentrant sur la production « de documentaires de qualité et d'émissions sur la science, sur l'histoire ou sur la religion », plaide M. Bernier.

Pareil changement est nécessaire, selon Maxime Bernier, qui considère qu'en ce moment le diffuseur occupe, dans le paysage médiatique, « toutes les niches sans en avoir les moyens ».

La seconde réforme retirerait à Radio-Canada le droit de récolter des revenus publicitaires. Pour compenser cette perte de revenus, Radio-Canada devrait recourir au soutien de commanditaires et des contribuables, à l'instar du réseau PBS/NPR aux États-Unis. Ce changement nécessiterait des changements à la Loi sur la radiodiffusion.

À l'heure actuelle, de l'avis de Maxime Bernier, Radio-Canada cause des préjudices aux médias privés « en leur faisant injustement concurrence sur le marché publicitaire ».

Baisse du financement public

Dans l'éventualité où il dirigerait le gouvernement, Maxime Bernier annonce d'emblée qu'il retirerait à la direction de Radio-Canada les 150 millions de dollars supplémentaires annuels octroyés par le gouvernement de Justin Trudeau.

Maxime Bernier estime aussi que Radio-Canada concentre trop ses activités de production à Toronto et à Montréal, « au détriment du reste du pays ».

Peu avant que le Beauceron ne fasse son annonce au parlement lors d'une conférence de presse, l'un de ses rivaux, Brad Trost, a appelé à la privatisation de la société d'État dans une vidéo diffusée sur son compte Twitter.

Jusqu'à présent, la course à la direction du Parti conservateur du Canada oppose 12 candidats.

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