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Mélanie Joly détrône Maria Mourani dans Ahuntsic-Cartierville

Mélanie Joly a réussi son pari dans Ahuntsic-Cartierville. Son saut en politique fédérale est couronné d'un premier succès. L'ex-candidate à la mairie de Montréal est parvenue à chasser Maria Mourani, qui siégeait au Parlement depuis 2006.

Mme Joly a tiré avantage de la puissante vague libérale pour s'imposer dans une circonscription largement redessinée selon des frontières qui semblaient avantager légèrement les libéraux.

« M. Trudeau a fait une excellente campagne, s'est félicitée Mme Joly. Nous avions un plan de match extrêmement progressiste, qui a su charmer les Québécois, qui est proche des valeurs québécoises. Au cours des dernières années, le Parti libéral a appris de ses erreurs. On a rebâti le parti de la base. »

Mélanie Joly, proche de Justin Trudeau, s'est lancée officiellement dans l'arène politique fédérale en août, au terme d'une course à l'investiture controversée. Des candidats ont estimé qu'elle avait été favorisée par les instances du parti.

Après son élection dans Ahuntsic-Cartierville, elle a vanté le « fédéralisme inclusif, de collaboration » prôné par le chef libéral. Elle a aussi fait mention de la conférence de Paris sur le climat, qui s'amorcera à la fin du mois de novembre. « Il est temps que le Canada se réinvestisse dans la lutte sur les changements climatiques. »

L'avocate de formation avait d'abord tâté la chose politique sur la scène municipale en septembre 2013. Son parti, Le Vrai Changement pour Montréal avait terminé au 2e rang. Mme Joly n'avait pas été élue et, après avoir promis de rester en politique municipale, a quitté la vie politique active un an plus tard. Une pause qui aura duré moins d'un an.

La candidate néo-démocrate Maria Mourani est battue après avoir enregistré trois victoires sous la bannière du Bloc québécois. Elle a été expulsée du caucus bloquiste et a quitté le parti dans la foulée du débat sur la charte des valeurs du Parti québécois.

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