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Métro aérien : Labeaume transfère le dossier à l’UPAC

Régis Labeaume a coupé court aux questions concernant un éventuel métro aérien à Québec avant le début du conseil municipal, lundi. Selon lui, le dossier doit faire l'objet d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Un texte d'Olivier Lemieux

« Ils répondront aux gens de l’UPAC », a laissé tomber le maire Labeaume en faisant référence au consortium britannique qui a tenté des approches auprès de la Ville de Québec pour promouvoir un projet de métro aérien.

Selon le Journal de Québec, un lobbyiste a rencontré le président de l’organisme Québec international et le directeur des grands projets à la Ville, Charles Marceau, afin de faire avancer le dossier l’an dernier.

Or, la proposition ne se serait jamais rendue au bureau du maire, car le consortium insistait afin d’obtenir un contrat de gré à gré pour compléter le réseau et n’aurait jamais voulu participer à un appel d’offres en bonne et due forme.

« Pour nous autres, ça n’a pas de bon sens, a tranché Régis Labeaume. En la matière, ce dossier-là doit absolument être vu par l’UPAC. »

Un geste politique?

Le porte-parole du consortium qui compte notamment les multinationales PricewaterhouseCoopers et Arup n’a pas tardé à réagir.

Dans un courriel acheminé à Radio-Canada, Louis Aucoin, conseiller au sein de la firme de relations publiques Tesla RP, qualifie la sortie du maire Labeaume de geste « politique ».

M. Aucoin assure que les démarches de ses clients étaient déclarées au registre des lobbyistes et affirme que la rencontre avec Charles Marceau s’est tenue « à l’invitation de la direction générale. »

Une « diversion », dit l'opposition

Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville, Jean-François Gosselin, n’a pas ménagé les attaques à l’endroit du maire de Québec.

« Le maire crée une diversion, c’est clair ! », a-t-il tonné en mêlée de presse.

« Pourquoi a-t-il décidé de rejeter ce projet-là? », s’est interrogé le chef de Québec 21.

Jean-François Gosselin espère rencontrer les représentants du consortium en question afin de connaître le fond de l’histoire.

Le réseau de métro aérien proposé à la Ville devait compter 57 stations et s’étirer sur 61 kilomètres. Les coûts préliminaires se chiffraient à 2,3 milliards de dollars.

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