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Métro aérien : le consortium revient à la charge

Les promoteurs d'un métro aérien à Québec reprochent à l'administration Labeaume d'avoir écarté leur projet avant même d'avoir pris le temps de l'étudier.

Un texte de Louis Gagné

Le consortium SLC APM a rencontré les médias mercredi matin afin de présenter la proposition de système de transport structurant qu’il a soumise à la Ville de Québec l’automne dernier.

« C’est une rencontre d’information pour démystifier les technologies de métros aériens. Il y en a différentes sortes, et il y en a une en particulier qui n’a pas été étudiée par la Ville de Québec. C’est celle qu’on proposait », a précisé le porte-parole du consortium, Louis Aucoin.

Le projet de SLC APM consiste en un métro aérien utilisant la technologie Habegger qui serait en acier et dont 80 % des composantes pourraient être fabriquées au Québec.

Ses promoteurs prétendent que sa construction coûterait 2 fois moins cher que l’aménagement d’un tramway, soit 1,5 milliard de dollars au lieu de 3.

« Défigurer la ville »

Le maire Régis Labeaume a indiqué la semaine dernière que l’option d’un système de transport aérien avait été écartée pour des raisons esthétiques et financières.

« On ne peut pas défigurer une ville du patrimoine mondial de l'UNESCO en bâtissant des kilomètres de tracels de béton pour défigurer la ville, ça ne fait aucun sens […] Et en plus de ça, c’est plus cher », avait-il lancé.

Louis Aucoin affirme que les arguments avancés par le maire ne s’appliquent pas aux métros aériens ayant misé sur la technologie Habegger, comme ceux de Moscou et Sydney.

Il soutient que ces métros coûtent moins cher à construire et ont un impact minime sur le paysage étant donné que les emprises au sol sont beaucoup moins massives.

Pertinent

Même si la Ville semble déterminée plus que jamais à aller de l’avant avec son projet de tramway, le porte-parole juge qu’il est pertinent de présenter son option au public.

« Les gens ont le droit de savoir qu’il y avait d’autres propositions puis que ces propositions-là n’ont même pas été étudiées par la Ville de Québec », dit-il.

Louis Aucoin ajoute que le projet devrait au moins être étudié, ne serait-ce que pour les sommes qu’il permettrait, selon lui, d’épargner aux contribuables.

Avec les informations de Pascal Poinlane

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