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Mise à jour - Élection de Brad Wall : l’impact canadien

Deux jours après sa réélection, Brad Wall continue de faire parler de lui à travers le pays. Selon plusieurs politologues au Canada, le troisième mandat du Parti Saskatchewanais lui permet de s'imposer comme le nouveau visage du conservatisme au Canada.

Cet avis est partagé par l'analyste politique et historien de l'Université de Regina, Stephen Kenny. « Avec cette victoire, c'est vrai qu'on voit une certaine montée d'un nouveau conservatisme avec un nouveau visage ici dans l'Ouest ».

Frédéric Boily de l'Université de l'Alberta croit également que le succès politique de Brad Wall fait du premier ministre saskatchewanais le nouveau visage du conservatisme au pays. « C'est son succès électoral qui lui accorde cette stature d'être le porte-parole de la droite et du conservatisme au Canada », dit-il.

Les conservateurs en avance aussi au Manitoba

Le professeur émérite en science politique de l'Université de Saint-Boniface à Winnipeg, Raymond Hébert, avance que l'élection de Brad Wall ne peut pas nuire aux progressistes-conservateurs à l'élection manitobaine du 19 avril prochain.

Il en minimise toutefois l'impact expliquant que l'avance des conservateurs est surtout reliée au fait que les néo-démocrates sont au pouvoir depuis 17 ans et que le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger est très impopulaire.

Futur premier ministre du Canada ?

Quant aux possibles ambitions fédérales du premier ministre de la Saskatchewan, Raymond Hébert croit que Brad Wall est en position de force parmi les possibles candidats de l'Ouest. Il croit toutefois que le Parti conservateur du Canada devrait choisir son prochain chef dans une autre région du pays.

« Le Parti conservateur fédéral ferait bien d'aller chercher un candidat de l'Ontario, du Québec ou de l'Atlantique, comme Peter MacKay plutôt qu'un autre candidat de l'Ouest, croit Raymond Hébert. Après dix ans du régime Harper, qui venait de Calgary, je pense qu'il serait temps pour les conservateurs d'aller chercher quelqu'un [ailleurs que] dans l'Ouest du pays ».

Frédéric Boily croit que la victoire de Brad Wall le 4 avril lui donne de la force au niveau politique. Il ajoute que son charisme pourrait lui permettre de réussir là où Stephen Harper a échoué.

« Sous les années de Stephen Harper, on avait quelqu'un qui avait peut-être de bonnes idées, mais en même temps, on avait beaucoup de difficultés à les communiquer efficacement avec la presse, estime Frédéric Boily. Avec Brad Wall, on a l'impression d'avoir quelqu'un qui n'a pas peur d'affronter la presse et qui passe très bien la rampe des médias. »

En conférence de presse au lendemain de sa victoire, Brad Wall a abordé la question de son avenir politique. Il a réitéré ne pas vouloir se présenter au fédéral. Il a conclu toutefois en disant ne pas savoir ce que l'avenir lui réserve dans quatre ans.

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