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Miser sur l'immigration et les énergies renouvelables pour développer les régions

À l'approche des élections provinciales, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) met au défi les partis politiques de proposer des mesures concrètes pour favoriser le développement des régions.

Pour alimenter la réflexion, la FQM propose une série d'idées comme la promotion de l'immigration en région, l'adoption d'une « politique agressive » de décentralisation de l'appareil d'état vers les régions ou encore de faire des milieux ruraux des « producteurs d'énergies renouvelables » tels l'éolien, la biomasse forestière ou le solaire.

La Fédération québécoise des municipalités a réuni quelque 200 élus et leaders municipaux à Québec pour débattre de ces questions.

Un constat inquiétant

Dans une note économique à l'intention des participants, la FQM qualifie d'inquiétantes les tendances qui se développent dans les emplois en région.

Ces tendances vont de la pénurie de main-d'œuvre au déclin démographique en passant par le vieillissement de la population et l'exode des jeunes.

Les auteurs de la note économique soulignent également que les régions ont peu profité de la croissance récente de l'emploi qui permet au Québec d'afficher, depuis peu, un taux de chômage enviable.

Accroître l'immigration en région

La FQM plaide donc pour la création d'emplois de qualité en région. Et comme il y a déclin démographique, la Fédération juge que « l'augmentation de l'immigration en région constitue une partie importante de la solution ».

Le président, Jacques Demers, dit toutefois que Québec devra appuyer financièrement l'intégration de ces immigrants.

Faire confiance aux régions

Présente à la rencontre, la préfète de la MRC du Témiscouata et présidente du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent, Guylaine Sirois, estime qu'il est important de continuer à interpeller ceux qui veulent diriger le gouvernement afin qu'ils n'oublient pas les régions.

Pour elle, la voix des régions se heurte encore trop souvent à des obstacles administratifs.

Quel que soit le parti politique au pouvoir, Guylaine Sirois, juge qu'il devrait faire confiance aux régions: « Moi, je pense que les mieux placés pour savoir ce qui est vraiment essentiel à une communauté, c'est les élus de la région et les gens qui y vivent ».

Les élections générales auront lieu le 1eroctobre prochain au Québec.

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