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Modernisation de l'industrie du taxi : un comité amorce ses travaux

La première rencontre du Comité sur la modernisation de l'industrie du taxi depuis le début du projet pilote d'Uber a eu lieu mercredi au ministère des Transports.

Un texte de Nicolas Vigneault

« La rencontre me prouve une chose, c'est que ça va être très complexe, donc je suis un peu perplexe. Va falloir travailler très fort pour convaincre les gens du bien-fondé de nos revendications », estime le porte-parole du Comité provincial de concertation de l'industrie du taxi, Guy Chevrette.

L'industrie du taxi continue de dénoncer le projet pilote mis en place par le gouvernement qui permet à Uber de faire affaire au Québec. M. Chevrette s'étonne d'ailleurs que la multinationale ne fasse pas partie des discussions.

Plusieurs regroupements du taxi rappellent également que la valeur des permis a grandement chuté depuis l'arrivée d'Uber sur le marché, ce qui leur fait douter des chances de succès de la démarche qui vient de s'amorcer.

« On va travailler en toute objectivité avec le comité. Est-ce qu'on est sceptiques? Oui, on est sceptiques, parce qu'en bout de ligne, ce sera une décision politique, mais on va donner une chance au coureur », affirme le porte-parole du regroupement des intermédiaires de taxis de Québec, Abdallah Homsy.

Le comité qui commence ses travaux compte 12 membres et sera présidé par le député de Mégantic, Ghislain Bolduc. En plus des groupes qui représentent l'industrie du taxi, des organisations représentant la clientèle, le monde municipal et même le transport en commun siègent au comité.

Le groupe a pour mandat de faire des recommandations au gouvernement à l'automne sur trois thèmes : les enjeux liés au régime de la gestion de l'offre et à la valeur des permis de propriétaire, les conditions économiques des chauffeurs et propriétaires, et l'élaboration d'un programme d'aide à la modernisation de l'industrie du taxi.

Afin d'aider l'industrie à se moderniser, le gouvernement prévoit investir 25 millions de dollars sur cinq ans.

« 25 millions sur cinq ans pour renouveler une industrie au complet, c'est dérisoire », conclut Guy Chevrette, faisant notamment référence à la valeur des permis de l'industrie qui dépasse le milliard de dollars.

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