Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé en mai 2015 la mise en place de supercliniques (groupes de médecine de famille réseau) et d'autres groupes de médecine familiale, mais les professionnels dénoncent des lacunes dans la formation des médecins appelés sur la ligne de front.

C’est que le financement qui permettait à des psychologues et à des travailleurs sociaux d’enseigner aux résidents comment intervenir avec les patients pour obtenir le meilleur diagnostic et la meilleure relation possible est retiré des unités de médecine familiale (UMF).

Le vice-président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Sylvain Dion, déplore le contrecoup de ce manque à gagner. « On risque une perte de qualité de la formation de nos résidents », a-t-il mentionné au quotidien Le Devoir, qui a rapporté la nouvelle lundi.

Ainsi, des UMF ont remercié des psychologues, des travailleurs sociaux, mais aussi des nutritionnistes, des physiothérapeutes et d’autres professionnels qui se consacrent à l’enseignement.

« Dans la dernière année, le ministère de la Santé a dit que dorénavant, ce qui touche la fonction pédagogique devrait être financé par le ministère de l’Éducation, qui n’est certainement pas plus riche pour allouer de nouveaux crédits aux unités de médecine familiale. On a pelleté dans la cour du voisin », a déclaré le médecin en entrevue à ICI RDI.

Les membres du syndicat de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont aussi dénoncé une diminution des activités d’enseignement dans les UMF.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux et le cabinet du ministre Gaétan Barrette ont affirmé que le « retrait des ressources n’est pas l’effet souhaité ». « Des vérifications auront lieu dans les prochains jours » auprès des UMF, a dit la responsable des communications au Ministère, Noémie Vanheuverzwijn, au quotidien Le Devoir.

« Partout actuellement, le discours c’est de dire que les médecins de famille doivent travailler davantage avec d’autres professionnels. On avait là une façon de former nos médecins de famille de façon la plus adéquate pour les initier à cette collaboration avec d’autres professionnels », conclut Sylvain Dion.

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