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Montréal acquiert un terrain pour agrandir le parc de l'Anse-à-l'Orme

L'agglomération de Montréal fait l'acquisition d'un terrain vague de 14 hectares dans la municipalité de Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l'Ouest-de-l'Île, afin d'agrandir le parc-nature de l'Anse-à-l'Orme.

Un texte de Bernard Barbeau

« C’est un premier pas. On voit beaucoup plus grand », a affirmé la mairesse Valérie Plante, jeudi, en conférence de presse, en compagnie de son homologue de Sainte-Anne-de-Bellevue, Paola Hawa. « On est décidés à sauver les derniers espaces verts de Montréal. » Mme Plante faisait référence à son projet de créer dans l'Ouest-de-l'Île un parc national urbain dont ferait partie l'Anse-à-l'Orme.

La transaction de tout près de 11 millions de dollars fait partie de la stratégie de la Ville de Montréal pour augmenter la superficie de ses espaces verts. L’agglomération assumera entièrement cette dépense.

Le terrain lui a été cédé par un promoteur immobilier qui était en conflit avec la municipalité de Sainte-Anne-de-Bellevue. Les deux parties avaient des visions diamétralement opposées au sujet de l’avenir du terrain.

« Ce terrain acquis de gré à gré au prix de 9,5 millions de dollars [sans les taxes] permettra la protection d’un site qui est unique », a indiqué la mairesse.

Plusieurs espèces animales et végétales ont été recensées dans le corridor écologique de la rivière à l'Orme, selon la Ville. La belette pygmée, le pékan, le cerf de Virginie, le renard roux, le raton laveur, la mouffette rayée, l'écureuil gris, le lapin à queue blanche, de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs, en plus des chauves-souris argentée et cendrée, susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, font partie de ces espèces.

Le développement du parc-nature de l'Anse-à-l'Orme tiendra compte de l'arrivée prochaine du Réseau express métropolitain (REM). Un corridor piéton sera aménagé afin de le relier à la future gare du REM de Sainte-Anne-de-Bellevue.

« Les Montréalais – les gens de l’île qui n’ont pas nécessairement les moyens d’avoir un chalet, d’aller à Mont-Tremblant ou de sortir de la ville ou qui veulent utiliser le transport collectif – vont pouvoir se rendre facilement dans un coin de l’île qui est absolument magnifique! On est à la campagne! » s’est émerveillée Mme Plante.

Valérie Plante avait fait allusion à l'imminence de cette annonce, mercredi, lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif.

Une page se tourne à Sainte-Anne-de-Bellevue

La transaction devrait entraîner l'abandon d'une poursuite de 35 millions de dollars que le promoteur propriétaire des lieux, la société Développement immobilier Sainte-Anne-de-Bellevue (DISAB), avait intentée l'été dernier contre la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue et l’agglomération de Montréal, selon la mairesse Paola Hawa. DISAB estimait que la municipalité lui mettait des bâtons dans les roues en interdisant la construction résidentielle sur la majeure partie du terrain.

Pour Mme Hawa, le dernier chapitre d’une grande saga s'amorce.

« C’est avec émotion et joie que nous pouvons dire que nous avons accompli notre mission », a-t-elle dit, tout en reconnaissant qu’il reste « beaucoup de travail à faire ».

Les Villes de Montréal et de Sainte-Anne-de-Bellevue travailleront en étroite collaboration pour développer le secteur.

Les deux mairesses n’étaient pas prêtes à donner de détails sur les prochaines étapes de ce développement.

Le conseil municipal de Montréal doit encore entériner l'entente avec DISAB, ce qui ne constitue cependant qu'une formalité.

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