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Montréal satisfaite de son enquête interne sur la surveillance de journalistes

La Ville de Montréal est rassurée par les conclusions de son enquête sur les procédures de son service de police en matière de surveillance journalistique. L'opposition officielle parle de complaisance.

C’est la Commission de la sécurité publique qui a été chargée par le maire Coderre d’examiner « les procédures et les critères suivis par le SPVM pour l’obtention de mandats judiciaires visant des journalistes dans le cours d’enquêtes ».

La décision avait été prise dans la foulée des révélations fracassantes sur la surveillance de journalistes par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), dont Patrick Lagacé, de La Presse.

Dans son rapport, la Commission « se voit rassurée et satisfaite par la qualité et la rigueur des processus existants au SPVM dans le cadre d’enquêtes touchant des journalistes ».

Dès lors, elle ne formule pas de « recommandation spécifique », mais propose des pistes de réflexion sur la protection des sources journalistiques.

La Commission estime notamment nécessaire « une définition de ce qu’est un journaliste », car « une telle définition n’existe pas actuellement ». Elle espère que l’enquête du gouvernement provincial soit l’occasion pour « les forces vives de la communauté journalistique » de « contribuer à une définition légale de leur métier ».

L'opposition déçue

L’opposition officielle à l’Hôtel de Ville est déçue des conclusions de cette enquête, qu’elle soupçonne de complaisance.

Le conseiller de Projet Montréal Alex Norris reproche à la Commission de la sécurité publique de n’avoir pas consulté « une variété de sources », ou des experts, se contentant de « relayer la version du SPVM ».

Rappelons que le maire Denis Coderre avait renoncé à une enquête administrative, après que Québec eut annoncé la mise en place d’une commission d'enquête publique sur la protection des sources journalistiques et la liberté de la presse.

Outre Patrick Lagacé, trois autres journalistes ont fait l’objet de surveillance de la part du SPVM : Monic Néron du 98,5 FM, Félix Séguin de TVA et Fabrice de Pierrebourg, journaliste indépendant.

Le chef du SPVM, Philippe Pichet, avait déclaré qu'il s'agissait d'« un cas d'exception » et que le corps de police « avait respecté toutes les règles ».

En plus de cette affaire, l’enquête provinciale devrait s’intéresser à la surveillance de six journalistes québécois pour lesquels la Sûreté du Québec avait obtenu, en 2013, des mandats d'accès au registre des appels téléphoniques.

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