L'ancien député fédéral et maire de Sudbury John Rodriguez est décédé des suites d'une longue maladie, mercredi matin à son domicile. La députée néo-démocrate France Gélinas a confirmé la nouvelle à Radio-Canada, après avoir parlé à ses proches.

« Il est mort chez lui, comme il voulait », a-t-elle confié.

La députée de Nickel Belt affirme qu’il était dans une maison de soins palliatifs depuis « plusieurs semaines, voire des mois » et donc que son décès était attendu.

John Rodriguez avait 80 ans. Il laisse dans le deuil son épouse Bertilla, ainsi que cinq fils et cinq petits-enfants.

L’homme avant la politique

Né en Guyane, John Rodriguez est arrivé au Canada en 1956.

Enseignant de profession, il quitte le sud de la province et s’installe en 1962 à Coniston, dans la région de Sudbury et devient directeur d'une école élémentaire.

Ses racines syndicales l’ont amené à la présidence de l'Ontario English Catholic Teacher’s Association en 1968.

Au cours de cette unique année à la tête de ce syndicat, il commence la lutte pour le financement des écoles catholiques jusqu'à la 13e année.

Ce financement ne sera accordé qu'en 1984, sous le gouvernement conservateur de William Davis.

Son parcours

John Rodriguez devient membre du Nouveau Parti démocratique en 1961.

Ses premières expériences politiques remontent à 1967, alors qu’il connaît une cuisante défaite dans sa tentative de se faire élire maire de Coniston.

Quatre ans plus tard, il est élu conseiller municipal. Sa principale bataille sera la perception de taxe que la minière Inco veut cesser de payer parce qu’elle avait fermé ses opérations à Coniston.

M. Rodriguez argue que la minière a la responsabilité morale de continuer de verser des impôts fonciers puisqu’elle a aidé à créer cette communauté.

Lorsque Coniston fusionne et devient Nickel Centre en 1972, John Rodriguez décide de faire le saut en politique fédérale.

Il est député fédéral néo-démocrate pour la circonscription de Nickel Belt de 1972 à 1979, puis de 1984 à 1993.

Après sa défaite aux mains des libéraux, il retourne à l'enseignement jusqu'à ce qu'il décide, 13 ans plus tard, de tenter sa chance à la mairie du Grand Sudbury.

Pendant son mandat, il réclame un meilleur partage des revenus miniers pour sa ville.

En 2010, John Rodriguez est défait à la mairie par Marianne Matichuk, une néophyte en politique, peu connue. M. Rodriguez se dit alors victime d’une campagne négative à l’américaine orchestrée par l’entourage de la nouvelle mairesse, qui ne fera, elle aussi, qu'un seul mandat.

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