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Mouvement anti-transport collectif : « Ça n'existe pas » - Régis Labeaume

Régis Labeaume a été agréablement surpris du taux de participation à certaines séances des consultations sur la mobilité durable qui ont pris fin samedi. Le maire a souligné à grands traits que sur les 750 personnes qui se sont présentées aux rencontres, aucune n'était complètement opposée au transport en commun.

« À Neuchâtel, s'il y avait eu un mouvement anti-transport collectif, on l'aurait senti. Visiblement, ça n'existe pas », conclut le maire de Québec.

De l'autre côté du spectre, le maire juge « marginale » la proportion de résidents qui ont suggéré de fermer le centre-ville aux voitures ou de retirer des voies de circulation sur des artères importantes.

Au terme des quatre séances de consultations, Régis Labeaume assure par ailleurs qu'il a bien entendu les résidents des banlieues, notamment ceux qui habitent dans la périphérie nord et est de la ville.

« Il n'y aura pas de nouveau projet si les gens de la banlieue ne sont pas servis », promet le maire en faisant allusion à un service qui ne serait pas nécessairement offert avec des autobus traditionnels.

Une révolution à venir au RTC

Régis Labeaume soutient qu'une « révolution » est à nos portes en matière de transport en commun. Selon lui, le Réseau de transport de la capitale (RTC) devra en faire partie.

Le maire fait miroiter un service de transport collectif à la carte où les passagers des secteurs peu achalandés pourraient être desservis par un midibus, un taxi ou encore par Uber au besoin.

« S'il y a quatre clients qui nous disent à Val-Bélair qu'ils doivent se rendre au centre-ville samedi soir entre 19 h 30 et 20 h 30, ça coûte ben moins cher d'envoyer un taxi les chercher un après l'autre, les amener et les ramener. Ça coûte moins cher qu'un autobus. Ça peut être Uber aussi. »

Un obstacle important reste toutefois à franchir. Selon le maire, les moyens technologiques pour intégrer ce type de service au réseau de transport n'existent pas encore.

« Quand tu dois créer tes propres technologies, c'est long. On est en train d'y arriver avec le gestionnaire [artériel] et il faut qu'on y arrive aussi avec le RTC. On est en train de travailler là-dessus, mais ça ne se fait pas en criant "lapin" parce que ça n'existe pas nécessairement ailleurs », fait valoir le maire.

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