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Mulcair appelle Trudeau à dénoncer le discours de Trump

« Où est M. Trudeau? » demande Thomas Mulcair. Le chef du NPD croit que le premier ministre canadien a l'obligation morale de dénoncer le discours de Trump, qu'il qualifie de fasciste.

« Nous vivons un moment historique, avec l’arrivée d’un président américain qui s’en prend à des individus non pas pour quelque chose qu’ils ont fait, mais pour qui ils sont », a déclaré en point de presse le chef du Nouveau Parti démocratique pour expliquer ses nombreuses critiques à l’adresse de Donald Trump.

M. Mulcair se dit prêt à dénoncer les politiques du président des États-Unis aussi longtemps qu'elles représenteront une menace pour les droits de la personne et déplore que Justin Trudeau ne fasse pas de même.

M. Trudeau a l’obligation morale, comme premier ministre d’un pays qui respecte les droits de l’homme, de dire que c’est inacceptable. Des voix s’élèvent déjà à l’international pour le dire. Où est M. Trudeau?

Thomas Mulcair

Selon M. Mulcair, la volonté du président américain de fermer temporairement les États-Unis aux réfugiés constitue une « entrave claire aux lois internationales ». Il se réjouit toutefois qu’en cette matière, le Canada serve de modèle au monde entier. Mulcair a d’ailleurs tenu à féliciter le gouvernement libéral pour ses efforts remarquables qui ont permis d'accueillir plus de 39 000 réfugiés syriens depuis l'automne 2015.

Le NPD espère une enquête sur le financement du Parti libéral

Mulcair s’est toutefois montré très critique des politiques du gouvernement Trudeau en matière d’éthique.

« M. Trudeau nous fait croire qu’il travaille pour la classe moyenne, mais quand il fait un voyage sur une île privée ou qu’il recule sur sa promesse de changer le système électoral, qui aide-t-il? Il aide les Libéraux », dit-il.

Le mois dernier, le premier ministre s’est rendu avec sa famille sur l’île privée de l’Aga Khan en hélicoptère aux frais du riche prince musulman, une pratique qu’interdit explicitement la loi canadienne. Mulcair s’est dit impatient de lire le rapport du Commissaire à l’éthique.

À ce sujet, le député néo-démocrate Alexandre Boulerice annonçait mercredi qu'il déposerait un projet de loi visant à donner force de loi aux règles d’éthique des libéraux. Cette loi permettrait à la Commissaire à l’éthique d'enquêter sur les activités de financement privées du Parti libéral, notamment la mesure permettant d'avoir accès à des ministres ou au premier ministre en échange de dons.

M. Mulcair a rappelé la promesse de Justin Trudeau de rehausser les standards de son gouvernement en matière d’éthique. « Il est temps pour M. Trudeau de passer des paroles à l’acte », a-t-il déclaré.

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