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Mulroney appelé en renfort pour la négociation de l'ALENA

La partisanerie a été mise de côté pendant quelques heures ce matin à Ottawa. L'ancien premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney a rencontré plusieurs ministres du gouvernement Trudeau pour discuter de la négociation à venir de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

« Ça va être une négociation serrée. Avec les Américains c’est toujours le cas », a lancé l’ancien premier ministre Mulroney, tout juste avant d’entrer dans la salle où il rencontrait plusieurs ministres, dont ceux du Commerce international, des Transports, des Infrastructures et de la Défense.

Dans le processus de négociation, M. Mulroney ne joue pas de rôle officiel. Il n’est pas non plus rémunéré par Ottawa. Mais le gouvernement Trudeau estime que ses conseils valent cher.

Brian Mulroney connaît bien le président américain Donald Trump, qu’il a déjà qualifié de « gentleman  ». L’ancien premier ministre était aussi à la tête du pays lors des négociations de la première mouture de l’ALENA.

Plus que des ajustements ?

Quand Justin Trudeau s’est rendu à Washington en février, le président Trump avait parlé d'ajustements pour parler de la négociation de l’entente de libre-échange.

Est-ce que les modifications proposées par l’administration américaine pourraient être plus importantes que de simples ajustements? « Je crois que oui, mais qui sait », dit l’ancien premier ministre.

M. Mulroney s’attend à ce le mécanisme sur le règlement des différends et la question des règles d’origine des produits soient particulièrement problématiques.

L’ambassadeur canadien aux États-Unis, David MacNaughton, qui a aussi participé à la rencontre entre Brian Mulroney et les ministres, ne s’attend pas à ce que les États-Unis imposent une taxe supplémentaire pour le commerce entre les deux pays.

En plus de l’ALENA, l’ambassadeur prévoit que les négociations soient particulièrement difficiles dans le dossier du bois d’œuvre, un secteur qui n’est pas compris dans l’accord nord-américain. « Nous préférons ne pas avoir d’accord, plutôt que d'obtenir un mauvais accord », a-t-il lancé.

L’administration américaine n’a toujours pas présenté l’avis de 90 jours qui lancera officiellement les négociations pour l’ALENA. L’ambassadeur canadien aux États-Unis juge que cet envoi est « imminent ».

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