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N.-B. : la Fédération canadienne des contribuables s'en prend à la dualité linguistique

La Fédération canadienne des contribuables lance une pétition pour forcer le gouvernement du Nouveau-Brunswick à éliminer ce qu'elle qualifie de chevauchement des services et de la bureaucratie basés sur la langue en santé et en éducation.

Un texte d'Antoine Trépanier

La pétition a été envoyée à certains groupes d'intérêts dans les derniers jours et sera déployée plus largement dans les prochains jours, selon nos informations.

On peut y lire que le « Nouveau-Brunswick fait face à un énorme déficit et d'importants services en santé et en éducation sont coupés ».

Le porte-parole de la fédération pour l'Atlantique, Kevin Lacey, affirme que la pétition a été envoyée parce que plusieurs membres de l'organisation se questionnent au sujet de la révision stratégique des programmes du gouvernement Gallant. Ils craignent qu'elle mène à l'élimination de plusieurs programmes. Ils déplorent que la question linguistique soit écartée du processus.

À la Fédération, on affirme ne pas remettre en question la dualité linguistique au Nouveau-Brunswick, mais on demande que les régies de la santé soient fusionnées pour réduire les coûts. On s'attaque également à « la duplication » des services en éducation, notamment dans le transport scolaire.

Au Nouveau-Brunswick, le réseau de santé Vitalité administre le système francophone, et le réseau Horizon fait de même du côté anglophone.

« Nous avons deux présidents pour ces deux régies, alors pourquoi devons-nous avoir ces deux bureaucraties avec tous ces administrateurs pour diriger un système de soins de santé qui pourrait être géré par une régie », demande Kevin Lacey.

Au Nouveau-Brunswick, des lois protègent les droits des francophones en santé et en éducation. M. Lacey affirme être bien au fait de cela et précise qu'il ne demande pas une réduction des services dans les deux langues officielles.

L'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick appuie la pétition

Le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, affirme que fusionner les deux administrations permettrait d'économiser 40 millions de dollars par an.

« Les contribuables, déplore-t-il, doivent payer pour deux réseaux de la santé. »

Il précise que s'il n'y avait qu'une seule administration, les francophones devraient en faire partie.

Son parti ne demande pas d'éliminer des services de première ligne, qu'ils soient offerts par Horizon ou par Vitalité.

De son côté, le ministre responsable des langues officielles, Donald Arsenault, affirme que le bilinguisme officiel a toujours été un atout important : « Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a l'obligation constitutionnelle de préserver et de promouvoir l'égalité de statut et l'égalité des droits et privilèges des communautés anglophones et francophones. »

Il ajoute que le gouvernement a pour objectif de réduire les dépenses gouvernementales, tout en tenant compte des droits linguistiques.

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