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« Nous avons beaucoup de travail à faire », reconnaît Trudeau

De passage au Marché Maisonneuve en plein coeur de Montréal, vendredi après-midi, le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, a échangé sourires et poignées de main tout en reconnaissant, dans les réponses qu'il a offertes aux journalistes, que son parti avait « beaucoup de travail à faire » à l'aube de la campagne électorale qui s'amorcera vraisemblablement d'ici quelques jours. 

« Avec seulement 35 sièges à travers le pays, il y a beaucoup d'endroits qui n'ont pas été représentés par un libéral depuis un bon moment. Et nous avons beaucoup de travail à faire », a admis M. Trudeau sans pour autant déclarer forfait. Au contraire, il se dit d'attaque. « J'ai très hâte à cette campagne », a-t-il lancé. 

Des mesures pour la classe moyenne

Les libéraux affirment que la classe moyenne a besoin qu'on s'occupe d'elle. Et, dans le plan économique qu'ils ont concocté en prévision de la campagne, il y a pour elle une place de choix.

« Nous proposons une baisse d'impôt de 3 milliards de dollars pour la classe moyenne en augmentant les impôts pour tous ceux qui font plus de 200 000 $, affirme Justin Trudeau. On propose aussi une allocation canadienne aux familles qui sera plus généreuse pour la classe moyenne, en n'envoyant aucun chèque à ceux qui font plus de 200 000 $. »

Une campagne qui s'annonce longue

À la veille d'une campagne qui risque d'être la plus longue qu'ait connue le pays, Justin Trudeau reproche aux conservateurs d'avoir changé les règles du jeu. « Ce n'est pas une surprise que ce gouvernement conservateur ait utilisé sa majorité pour changer les règles entourant les élections à son avantage », dit-il. 

En vertu de la Loi sur l'intégrité des élections, promulguée par le gouvernement Harper l'an dernier, les plafonds de dépenses électorales pour les formations politiques sont haussés selon la durée de la campagne. 

De plus, les conservateurs de M. Harper disposent de plus d'argent que tous leurs adversaires réunis.

Des débats en danger?

M. Trudeau s'est aussi prononcé sur la possibilité que le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, ne soit pas des débats des chefs organisés par le Consortium des télédiffuseurs, dont fait partie Radio-Canada. Alors qu'il a accepté d'en être « en principe », le chef néo-démocrate pose maintenant comme condition que le premier ministre Stephen Harper y soit présent. Or, ce dernier n'entend pas y participer.

Ce potentiel désistement de M. Mulcair est une perspective « vraiment troublante », de l'avis de M. Trudeau. D'autant plus que le débat en français qu'organise le Consortium sera le seul à pouvoir être diffusé à travers le pays. Ne pas participer à ce débat crucial équivaut à envoyer « un message terrible dans un pays bilingue », dit le chef libéral.

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