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Offensive contre la centralisation des laboratoires médicaux

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS) est passée jeudi à l'offensive pour contrecarrer le projet Optilab du ministre de la Santé Gaétan Barrette, qui vise à centraliser des laboratoires médicaux au Québec.

L'APTS estime que la convention collective oblige le ministre de la Santé à la consulter dans le cadre de tout projet de transformation ou de réorganisation du système, ce qu'il n'aurait pas fait. 

L'organisation, qui représente environ 32 000 travailleurs de la santé, compte déposer une plainte au Tribunal administratif du travail et poursuivre la contestation de la fusion des laboratoires.

« M. Barrette, je vous répète qu'on a une convention qu'on a signée ensemble », a dénoncé la présidente de l'APTS, Carole Dubé, lors d'un point de presse à Québec où étaient également présents les députés Amir Khadir (Québec solidaire) et Diane Lamarre (Parti québécois).

Optilab est le nom donné à un projet de réforme qui vise à centraliser les analyses en laboratoire dans 11 hôpitaux à travers la province. Un de ses objectifs est de rationaliser les services et de réduire éventuellement de 20 % les heures travaillées en laboratoire.

L'APTS craint la fermeture de laboratoires en région, ce qui se traduirait par la perte d'environ 500 emplois, selon elle.

« Il y a un coût [à ce projet] », a estimé pour sa part le député Amir Khadir, citant une diminution de la qualité des services.

Le ministre Barrette y tient

Questionné sur le sujet, le ministre Barrette a accusé le milieu syndical de vouloir maintenir le statu quo. « Je le répète, Optilab est un exercice de qualité, de sécurité et d'économie dans un système de santé qui a besoin de tous ses sous », a-t-il dit.

La Fédération des médecins spécialistes du Québec a pour sa part invité le ministre Barrette à prendre son temps.

La réforme provinciale inquiète aussi plusieurs municipalités du Québec, dont certaines réclament un moratoire.

Dans un communiqué, la députée Diane Lamarre a demandé à l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux de se pencher sur le projet afin de « donner l'heure juste ».

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