À quelques jours du scrutin, le chef conservateur s'est arrêté pour la quatrième fois de la campagne dans la région de Québec, où il croit pouvoir faire des gains. Il a souligné les réalisations de son gouvernement pour le Québec.

« Depuis que je suis premier ministre, et avant, je suis venu très souvent à Québec et dans la région. Et je le fais toujours fièrement », a déclaré Stephen Harper devant des dizaines de sympathisants réunis dans les locaux d'Epsylon, une entreprise de Beauport qui a participé à la construction du Centre Vidéotron.

« Quand on regarde vers le port, l'aéroport, les fortifications, la rue Gilmore, le boulevard Champlain et à bien d'autres endroits, on peut voir partout la preuve de notre collaboration, de notre solidarité avec votre ville », a-t-il lancé, sous un tonnerre d'applaudissements. 

M. Harper a souligné que son gouvernement avait promis un fédéralisme d'ouverture, et qu'il s'y était tenu ces 10 dernières années, en plus de reconnaître le Québec comme « une nation dans un Canada uni » et de signer des « accords historiques » avec le gouvernement du Québec, dont une entente qui donne à la province toutes les redevances sur l'exploitation des hydrocarbures dans le fleuve Saint-Laurent.

Il a aussi martelé son message économique aidé d'une invitée, comme il a récemment pris l'habitude de le faire. Une aînée de la région a déposé sur une petite table des billets de banque, un à un, au son d'une caisse enregistreuse, pour illustrer les coûts élevés des promesses libérales que dénonce M. Harper.

Intégrité et éventuelle minorité

Plus tard, le chef conservateur a été questionné sur les vérifications faites par son parti pour assurer l'intégrité de son entourage, après la démission de l'ex-coprésident du comité de sa campagne électorale nationale du Parti libéral.

Il en a profité pour s'en prendre au chef Justin Trudeau. « Il n'y a pas de preuve de tel comportement de la part de n'importe quel autre parti [que les libéraux]. C'est encore la culture du scandale des commandites du Parti libéral qui persiste », a-t-il dit.

Advenant son élection à la tête d'un gouvernement minoritaire, Stephen Harper n'a pas voulu préciser s'il rappellerait la Chambre dans les 60 jours suivant le scrutin, au lieu de retarder le retour en Chambre afin d'éviter d'être défait.

« C'est une catastrophe! » scandent des manifestants

Les conservateurs avaient été accueillis par une manifestation de dizaines de syndiqués et de représentants d'organismes communautaires qui dénoncent le bilan de Stephen Harper. Ils ont bloqué l'autocar des médias et la police de Québec a dû intervenir pour les déplacer.

« On pense que tout ce qui a été fait depuis 10 ans, particulièrement dans les dernières années de gouvernement majoritaire, c'est une catastrophe! C'est une catastrophe pour le Canada, le Québec, mais surtout pour les citoyens », a déploré la présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalache pour la CSN, Anne Gingras

« Il ne faut pas que Stephen Harper repasse. C'est un cauchemar pour nous. Ça a été un cauchemar pendant quatre ans. Stephen Harper nous rappelle avec ses lois spéciales [notamment lors du conflit de travail à Poste Canada] qu'il décide. On lui rappelle que c'est nous qui décidons avec des élections », a dit Francis Senneville, du Syndicat des travailleurs des postes dans la région de Québec.

Après un saut au Nouveau-Brunswick, Stephen Harper doit revenir samedi au Québec, cette fois dans la région de Montréal.

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