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Offres salariales : Couillard fait reculer le Québec, selon Legault

En marge du conseil général de la CAQ qui se tient en fin de semaine, François Legault a déclaré que le premier ministre Philippe Couillard fait reculer le Québec de 10, 20 ou 30 ans avec les nouvelles offres dans le secteur public.

Ce jugement lapidaire du chef caquiste concerne le dépôt, vendredi, de nouvelles propositions qui abaissent notamment le salaire d'entrée des infirmières et d'autres catégories d'emplois.

Québec s'engage notamment dans un exercice de relativité salariale et la révision des échelles. Certains employés gagneront plus, d'autres moins. En ce qui concerne les infirmières, le premier échelon salarial serait abaissé.

« Je n'en reviens pas », s'est exclamé François Legault, en marge du conseil général, samedi matin.

Il demande au premier ministre de retirer ces propositions pilotées par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

Le chef caquiste dit être favorable au principe de relativité salariale, mais soutient que le gouvernement rétablit les clauses "orphelin", qui finançaient les hausses consenties aux travailleurs qui avaient plus d'ancienneté en abaissant le salaire des nouveaux employés.

« Ce n'est pas vrai qu'on va retomber dans des problèmes d'équité entre les générations avec des clauses "orphelin". [...] Je pensais que cela n'existait plus au Québec. M. Couillard est en train de nous ramener à il y a 10 ans, 20 ans, 30 ans. »

L'offre présentée vendredi par le gouvernement a été aussi rejetée par les syndicats du secteur public.

Québec propose notamment une enveloppe de 550 millions de dollars pour la relativité salariale, qui vise à corriger des distorsions entre des catégories d'emploi.

Cette enveloppe serait versée au terme des futures conventions collectives, la cinquième année.

Selon le gouvernement, plus de 400 000 employés seraient gagnants dans cet exercice, certains plus, d'autres moins. Et selon les syndicats, au moins 18 000 travailleurs, et peut-être jusqu'à 35 000, subiraient carrément une baisse de salaires.

En ce qui a trait aux infirmières, les premiers échelons salariaux seraient inférieurs à ceux actuels, tandis que les derniers seraient rehaussés.

En outre, François Legault exige aussi que les enseignants bénéficient d'une hausse de salaires, au lieu des deux années de gel prévues dans le contrat de cinq ans proposé par le gouvernement.

« Je n'accepterai jamais qu'on gèle même pour une année le salaire des enseignants », a-t-il martelé, au nom de la priorité que doit être l'éducation selon lui.

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