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« On a maintenant un gouvernement qui va respecter Montréal » - Denis Coderre

Le maire de Montréal, Denis Coderre, ne cache pas sa satisfaction à la suite de l'élection de Justin Trudeau : « Ça veut dire que le péage du pont Champlain prend le bord et on est bien contents », a-t-il déclaré sans ambages, faisant ainsi écho aux propos tenus plus tôt par le ministre québécois des Transports. C'est que les libéraux de Justin Trudeau avaient clairement indiqué, en campagne électorale, qu'ils n'instaureraient pas de péage sur le futur pont.

Le maire de Montréal se réjouit en fait de la venue des libéraux au pouvoir à Ottawa pour une multitude d'autres raisons, toutes fondées sur la conviction qu'a Denis Coderre que, dorénavant, la communication avec le fédéral sera plus facile.

Denis Coderre affirme avoir eu l'occasion, durant cette campagne électorale, de discuter de manière positive non seulement avec Justin Trudeau, mais également avec le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, et celui du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

« On a un petit peu plus de misère avec les conservateurs, mais la population a tranché pour moi, alors je suis content », a-t-il déclaré.

Une nouvelle donne dans le dossier des eaux usées

En ce qui a trait au controversé déversement de 8 milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent, le maire de Montréal dit avoir confiance « qu'on puisse régler le dossier rapidement ».

Rappelons que, vendredi dernier, la ministre conservatrice Leona Aglukkaq avait interdit à Montréal de rejeter ces eaux usées d'ici au 2 novembre, le temps que les trois experts indépendants mandatés par son ministère fassent leur rapport sur les risques environnementaux de l'opération. Ces experts se prononceront également sur la possibilité de trouver une autre solution au déversement.

Denis Coderre reproche au gouvernement de Stephen Harper d'avoir politisé ce dossier et d'avoir fait fi des rapports d'experts fournis, il y a un an déjà, dit-il, tant par la Ville de Montréal que par le gouvernement du Québec. Le maire maintient que cette opération de déversement, dont « personne n'est content », se doit d'être faite dans le cadre des importants travaux de rabaissement de l'autoroute Bonaventure.

« Il y a peut-être du monde qui va se sentir moins gêné, moins pris par ce que la ministre peut faire comme demandes », affirme encore Denis Coderre, faisant ainsi allusion au fait qu'il y a un changement de garde à Ottawa. « Ils n'auront pas d'épée de Damoclès sur la tête, j'imagine », dit M. Coderre.

Une discussion prévue à de nombreux niveaux

Comme maire de Montréal mais également comme représentant de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Denis Coderre entend traiter avec le nouveau gouvernement libéral des dossiers suivants :

  • les infrastructures;
  • le transport collectif;
  • le logement social et abordable.

« De la concertation plutôt que de la confrontation » - Denis Coderre

Denis Coderre compte également aborder avec l'équipe de Justin Trudeau le dossier touchant à Postes Canada. Le maire de Montréal rappelle que les libéraux ont promis de ramener la livraison à domicile ce qui, dit-il, est significatif pour quelque 5 millions de personnes à mobilité réduite qui ont besoin de voir leur courrier livré.

Aux yeux de Denis Coderre, dans ce dossier comme dans d'autres, il importe que le fédéral travaille de concert avec les municipalités.

Le 13 août dernier, le maire Coderre avait fait un coup d'éclat en faisant voler en éclat une dalle de béton que Postes Canada avait, sans préavis ni consultation, installée dans un parc éconature de la métropole. À la demande de Denis Coderre, des cols bleus de la Ville avaient enlevé la dalle, sous les caméras des médias. « Postes Canada va nous respecter », avait alors tempêté Denis Coderre.

Le maire de Montréal a aussi à coeur de régler un dossier pour lequel, de son propre aveu, « ça brassait avec Ottawa » : celui des sites d'injection surpervisée. Le projet est celui de la Direction de la santé publique de Montréal (DSP) et il consiste à instaurer trois centres d'injection supervisée et un service mobile dès cet automne.

« M. Couillard et moi on est tout à fait d'accord avec l'implantation de ces sites, a rappelé Denis Coderre. Ça brassait du côté d'Ottawa, je voulais le faire de toute façon. »

Enfin, Denis Coderre se réjouit de la venue au pouvoir des libéraux de Justin Trudeau parce qu'ils ont répondu « présents pour l'avenir de Radio-Canada ». De l'avis de M. Coderre, les coupes successives infligées à Radio-Canada « n'avaient pas leur place » tant sur les plans économique qu'humain.  

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