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Opposition inconditionnelle de Trois-Rivières à l'oléoduc Énergie Est

Lors du dernier conseil municipal de Trois-Rivières avant les élections, les élus de la ville se sont officiellement prononcés contre le projet Énergie Est qui vise à construire un oléoduc pour transporter le pétrole de l'Ouest canadien jusque dans l'Est, en passant par Trois-Rivières.

Un texte de Marilyn Marceau

En 2015, le conseil avait fait connaître une série d'exigences nécessaires pour que la Ville appuie le projet. La résolution demandait notamment « que le tracé de l'oléoduc soit modifié pour contourner les milieux humides ».

Lundi soir, les élus ont toutefois décidé de complètement rejeter le projet. Ils sont déçus de ne pas avoir reçu de réponses à leurs exigences, que ce soit de la part de l’entreprise albertaine Transcanada, du gouvernement canadien ou de l’Office national de l’Énergie.

Le conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin, est celui qui a demandé à ce que la résolution soit mise à l’ordre du jour lundi.

« J’ai poussé pour que ça puisse se faire avant, [...] je suis satisfait du résultat, l’important c’est le résultat. Il faudrait voir avec les autres pourquoi ils n’ont pas accepté avant », dit-il.

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) s’est tout récemment opposée « inconditionnellement » au projet et c’est ce qui a finalement poussé Trois-Rivières à faire de même, selon le maire sortant de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Une opposition qui arrive tard

Intrigués par la résolution, une quinzaine de militants du Comité vigilance hydrocarbures de Trois-Rivières sont venus assister au conseil municipal lundi soir.

Très régulièrement au cours dernières années, des militants ont pris la parole lors des séances pour demander à la Ville de s’opposer plus fermement au projet. Lundi soir, ils ont été surpris par la position adoptée par les élus.

Le porte-parole du Comité vigilance hydrocarbures de Trois-Rivières, Marc Brullemans, se demande pourquoi cette position n’a pas été adoptée plus tôt.

« Ça aurait été une erreur monumentale, dès le départ, de dire on ne veut rien savoir, parce qu’on savait qu’on pouvait se le faire imposer, affirme Yves Lévesque. À partir du moment qu’on sait qu’on peut se le faire imposer, on s’est dit pourquoi pas amener des recommandations autour de cette table-là. Il n’y a rien de mieux que d’avoir une décision qui soit négociée avec nos préoccupations comme Municipalité. »

Par ailleurs, l’organisme a déposé une pétition de 5460 noms de gens qui s’opposent au projet. Les signatures ont été recueillies à Trois-Rivières, mais environ 10 % des signataires viennent de l’extérieur, a précisé le comité.

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