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Ottawa confirme l'envoi de Casques bleus pour une mission d'un an au Mali

Le Canada va bel et bien déployer une Force opérationnelle aérienne dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), ont confirmé lundi les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Chrystia Freeland et Harjit Sajjan. Cette mission durera un an.

Les deux ministres sont toutefois demeurés avares de commentaires lors de leur annonce officielle, faite depuis le Foyer de la Chambre des communes. En raison de discussions toujours en cours à l'ONU, ils n'ont pu dire combien de soldats participeront à la mission ni à quel moment ils seront déployés.

M. Sajjan s'est contenté de souligner que les Forces armées canadiennes enverront au Mali deux hélicoptères Chinook, pour des opérations de transport et de logistique, et quatre hélicoptères Griffon, qui leur offriront une protection armée. Des équipes médicales seront aussi envoyées au Mali.

Le chef d'état-major des Forces armées canadiennes, le général Jonathan Vance, a toutefois indiqué tout de suite après lui que le nombre d'hélicoptères qui sera déployé doit encore être déterminé.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a assuré pour sa part que le contingent canadien sera composé d'une part importante de femmes, comme le prévoit l'initiative Elsie, défendue par le gouvernement Trudeau.

Selon nos informations, le Canada devrait envoyer ses Casques bleus au Mali avant l'automne. Ils remplaceront vraisemblablement un contingent allemand qui effectue des missions de transport et d’évacuation sanitaire au Mali.

Une mission dangereuse

La mission de la Minusma, lancée au printemps 2013, est actuellement la plus dangereuse au monde. Selon les chiffres de l'ONU, pas moins de 155 militaires et experts y ont perdu la vie, notamment dans des attaques menées par des groupes djihadistes.

« Nous sommes très conscients de la complexité et des difficultés de la mission au Mali », a commenté la ministre Freeland à ce sujet. « En fait, la complexité et les difficultés de la situation expliquent pourquoi il faut une force de maintien de la paix. »

« Nous avons été très réfléchis, très prudents dans notre décision d'entreprendre cette mission [...] et nous avons l'intention de prendre le temps d'être réfléchis et prudents dans la planification concrète de ce déploiement », a-t-elle ajouté. Cette planification doit s'effectuer en collaboration avec l'ONU, ses partenaires et le gouvernement malien.

Le ministre Sajjan a pour sa part assuré que les soldats canadiens déployés au Mali seront en mesure de se protéger.

La ministre Freeland dit être convaincue que les Casques bleus canadiens feront une « différence concrète sur le terrain ». Le Canada « a des capacités que d’autres pays n’ont pas, et c’est pour cette raison que nous pouvons avoir un impact significatif », a-t-elle fait valoir.

Un retour au sein des missions de maintien de la paix

Ce déploiement constitue la première grande mesure du gouvernement libéral dans sa promesse de ramener les militaires canadiens dans les missions de maintien de la paix de l’ONU.

Le gouvernement libéral avait promis à l'été 2017 de mettre à la disposition de l'ONU jusqu’à 600 soldats et 150 policiers pour de telles missions.

L’automne dernier, au Sommet de Vancouver, M. Trudeau avait plutôt offert 200 militaires et des aéronefs à l’ONU en appui aux opérations de maintien de la paix. On ne savait pas où allaient se dérouler ces opérations au moment de l’annonce, qui en avait d’ailleurs laissé plusieurs sur leur appétit.

Depuis la mise en place de la mission au Mali en 2013, l’ONU a demandé l’aide du Canada à maintes reprises.

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