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Ottawa dépêche un député aux États-Unis pour dissuader les demandeurs d’asile

Le gouvernement fédéral confie au député libéral Emmanuel Dubourg la mission de sensibiliser la communauté haïtienne aux États-Unis sur la politique canadienne en matière d'accueil de réfugiés et les risques de traverser la frontière de façon irrégulière. Pendant ce temps, l'affluence est en baisse à Saint-Bernard-de-Lacolle.

Le député libéral de Bourassa, originaire d’Haïti, se rendra notamment à Miami, où vit une importante communauté haïtienne. Il aura pour mission de rencontrer les médias et d’organiser des rencontres pour rectifier les fausses informations qui circulent, notamment dans les réseaux sociaux, sur les politiques canadiennes d'immigration et d'accueil de réfugiés.

L’objectif est donc de tenter de freiner en amont le flot de demandeurs d'asile qui affluent au Canada, en empruntant des voies irrégulières.

En point de presse lundi à Saint-Bernard-de-Lacolle, les ministres fédéraux de l’Immigration et de la Sécurité publique, Ralph Goodale et Ahmed Hussen, ont martelé ce message : fouler le sol canadien ne vous procure pas systématiquement le statut de réfugié, tant s’en faut.

M. Goodale a tenu d’ailleurs à préciser que dès que les vérifications de sécurité au poste frontalier seront faites, les personnes ayant des antécédents criminels sont expulsées.

Pour les candidats qui franchissent cette étape, ils doivent convaincre les services d’immigration du bien-fondé de leur demande d’asile, preuves à l’appui, sans quoi ils risquent eux aussi l’expulsion.

Affluence en diminution

Par ailleurs, les deux ministres ont dit avoir constaté que l'affluence à la frontière a diminué depuis les derniers jours, sans parler de tendance lourde pour le moment. M. Goodale a évoqué environ 140 entrées par jour, alors que le nombre s'élevait à 250 la semaine dernière.

De plus, selon eux, il y a de moins en moins de personnes en attente sous les tentes montées par l’armée. Le camp, d'une capacité de 1200 places, ne comptait que près de 600 personnes lundi, a précisé un porte-parole de l'Agence des services frontaliers du Canada.

En somme, les représentants du gouvernement observent que les demandeurs d'asile sont plus nombreux à quitter le camp pour les centres d'hébergement temporaires, qu'à arriver à la frontière canado-américaine.

Pour ce qui est du dépôt des demandes d’asile pour des fins d'éligibilité, le ministre de l’Immigration s’est montré optimiste quant à la réduction des délais d’attente, qui peuvent atteindre cinq mois actuellement.

L’ajout de 20, puis de 10 agents au bureau montréalais de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié est, d’après lui, de nature à accélérer le processus d’étude des dossiers.

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