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Ottawa évalue des programmes pour contrer la cyberintimidation

Le gouvernement fédéral évaluera l'efficacité d'un programme de prévention de la cyberintimidation, selon un document dévoilé mercredi.

Les détails du programme ne sont pas encore connus, mais dans son document, le gouvernement canadien cite en exemple des applications comme ReThink. Il s'agit d'un outil qui surveille le langage utilisé par les internautes et qui fait apparaître un avertissement sur leur écran si des écrits peuvent être considérés comme de la cyberintimidation.

Lorsque les grandes lignes du programme seront établies, Ottawa le mettra à l'épreuve cet automne à la rentrée scolaire.

La cyberintimidation, la plus grande préoccupation des parents

Pour justifier son initiative, Ottawa parle dans ses documents d'un sondage Léger, mené l'an dernier pour le compte de Primus, selon lequel la cyberintimidation inquiète 48 % des parents. En fait, la cyberintimidation est devenue la première préoccupation des parents, devant la grossesse chez les adolescentes, l'abus de drogues ou d'alcool.

Il tente une nouvelle approche contre la cyberintimidation - une intervention à la source - après l'échec de la loi néo-écossaise contre la cyberintimidation l'an dernier. Cette loi avait été adoptée dans la foulée de l'affaire Rehtaeh Parsons, mais elle a été invalidée par la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, l'an dernier.

Le tribunal a jugé que la définition de cyberintimidation incluse dans la loi était trop large et pouvait mener à des atteintes à la liberté d'expression.

Il y a aussi des dispositions du Code criminel qui visent à sanctionner la distribution, sans leur consentement, d'images intimes de personnes, mais elles sont jugées insuffisantes.

Dans son document, Ottawa décrit ainsi les dangers de la cyberintimidation : « [...]étant donné les caractéristiques uniques de l'environnement électronique (anonymat, absence de signaux émotionnels, rapidité, accès facile et grand public), la victimisation électronique pourrait avoir des conséquences plus graves que la victimisation traditionnelle. »

Il donne jusqu'au 23 février à des sous-traitants prêts à évaluer divers programmes de prévention à soumissionner. Un rapport devra être déposé d'ici juillet 2017.

D'après des informations de Brett Ruskin, CBC

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