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Ottawa réaffirme son appui à l’industrie aéronautique

Le premier ministre Justin Trudeau assure qu'il suit de près le dossier Bombardier et que les discussions en vue d'octroyer une aide à l'entreprise se poursuivent, au moment même où le constructeur procède à des licenciements dans la foulée de l'annonce, en février, de 7000 suppressions de postes.

Justin Trudeau ne veut pas négocier publiquement avec Bombardier, mais assure que son gouvernement entend soutenir l'industrie aéronautique et s'assurer de sa stabilité à long terme.

« On continue de discuter avec Bombardier. Il y a un désir de la part du gouvernement canadien d'investir en aéronautique, mais nous nous devons de nous assurer que tout investissement d'argent public est fait de la bonne façon avec les bonnes retombées pour les citoyens », a déclaré le premier ministre.

Des employés de Bombardier ont reçu vendredi des lettres de mises à pied, selon l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA).

L'association ne sait pas combien d'emplois sont touchés pour l'instant, a indiqué en entrevue le coordonnateur québécois de l'AIMTA, David Chartrand. Des lettres ont été remises dans la journée de vendredi, mais d'autres devaient être distribuées plus tard aux travailleurs des quarts de soir.

Un porte-parole de Bombardier, Mark Masluch, a laissé entendre que les licenciements avaient eu lieu à l'usine de Dorval, mais selon M. Chartrand, d'autres établissements auraient été touchés.

Le syndicat s'attendait à ce que l'entreprise procède à de tels licenciements, qui sont compris dans les 7000 suppressions d'emplois sur deux ans annoncées par Bombardier en février.

M. Masluch a expliqué en entrevue que l'entreprise mettait en place sa stratégie « d'optimisation de la main-d'œuvre », mais il n'a pas voulu préciser le nombre de mises à pied à ce point-ci.

Le fabricant québécois d'avions et de trains a annoncé en février la suppression de 11 % de sa main-d'œuvre à l'échelle mondiale d'ici deux ans. Il se séparera de 7000 employés sur les 70 900 personnes qu'il emploie, dont 2830 au Canada, dont 2400 au Québec.

Plus tôt cette année, des sources gouvernementales avaient confié à l'agence Reuters que Bombardier pourrait recevoir d'Ottawa une aide allant jusqu'à 1 milliard de dollars.

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