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Pallister n’écarte pas l’idée de renégocier des ententes salariales déjà existantes

Le premier ministre du Manitoba veut entamer des discussions sur les ententes salariales dans le secteur public de la province. Brian Pallister n'écarte pas, de plus, la possibilité de modifier des ententes collectives déjà négociées.

Lors de la période des questions de lundi, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a demandé au gouvernement s'il allait respecter les présentes conventions collectives avec les enseignants. Ni le premier ministre ni le ministre des Finances, Cameron Friesen, n'ont voulu répondre.

Mais en s'adressant aux médias par la suite, Brian Pallister a déclaré qu'il voulait consulter les syndicats du secteur public. Quant à savoir s'il envisage de renégocier des conventions collectives déjà existantes, et s'il envisage des gels ou réductions de salaires, le premier ministre répond qu’il « ne limitera pas les options qui seront sur la table ».

Il dit qu'il faut trouver une solution collective face aux difficultés financières de la province : « On ne peut pas continuer avec des déficits de 900 millions et reporter une obligation fiscale à nos enfants ou à nous-mêmes quand on sera plus âgés ».

Ce que je dis pour l’instant, c’est qu’on va avoir une discussion avec les leaders syndicaux […]. Les syndicats auront peut-être des suggestions auxquelles je n’avais pas pensé, et je suis très ouvert à les entendre.

Brian Pallister, premier ministre du Manitoba

Le gouvernement avait déjà l’intention de présenter un projet de loi pour limiter les futures augmentations de salaire dans le secteur public - une mesure annoncée dans le dernier discours du Trône.

Les rencontres avec le secteur public - y compris les employés du gouvernement, des sociétés de la couronne, et les enseignants - auront lieu « dans les prochaines semaines » dit le premier ministre.

Cette porte ouverte par Brian Pallister a fait sursauter l'opposition. « Le premier ministre n’a jamais mentionné ça pendant la campagne, ça n’a jamais été un enjeu », fait remarquer le député néo-démocrate James Allum, qui soutient que « les Manitobains vont être surpris ».

Il demande au gouvernement d'être « très clair » sur ses intentions.

Le syndicat des employés du gouvernement, MGEU, a également réagi. Dans une déclaration écrite, la présidente Michelle Gawronsky dit qu'elle a récemment rencontré le premier ministre, et qu'il n'a jamais mentionné l'idée de rouvrir les discussions sur des contrats existants.

Elle ajoute que si le gouvernement allait de l'avant avec cette idée, ou tentait d’imposer des ententes, ce ne serait « pas juste » et « possiblement inconstitutionnel ».

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