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Papetières : la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick défendront leurs intérêts

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a affirmé que la décision du gouvernement américain sur les papetières J. D. Irving du Nouveau-Brunswick et Port Hawkesbury Paper au Cap Breton va à l'encontre du principe de libre-échange entre le Canada et les États-Unis.

Dans une décision préliminaire rendue mardi, le département américain du Commerce juge que le papier satiné vendu par les deux entreprises aux États-Unis est injustement subventionné.

Cette décision va entraîner une hausse du prix du papier de ces entreprises aux États-Unis, ce que déplore le gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Des tarifs douaniers compensatoires atteignant 20,33 % pourraient être imposés pour Port Hawkesbury.

« On veut démontrer que ce droit compensatoire est beaucoup trop agressif et pas du tout nécessaire », a déclaré le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, en conférence de presse.

Il promet de se battre pour invalider cette décision et il espère avoir l'appui du gouvernement fédéral.

De son côté, le ministre responsable de la Politique d'expansion du commerce du Nouveau-Brunswick, Rick Doucet, rappelle que le Canada exporte pour plus de 860 millions de dollars de papier glacé vers les États-Unis, dont une bonne partie provient du Nouveau-Brunswick. « Tout mouvement du genre affectera l'économie, dit-il. Nous devons maintenir notre position afin de défendre nos intérêts. »

Une décision cet automne

Le département du Commerce et la Commission du commerce international des États-Unis doivent rendre leur décision finale cet automne.

Luc Bouthillier, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt à l'Université Laval, explique que la Commission est formée par des politiciens et que l'industrie américaine, peu importe le secteur, peut déposer une plainte en vertu des lois commerciales des États-Unis.

« Se faire dire par les politiciens américains qu'on subventionne c'est presque automatique, précise-t-il. Maintenant, est-ce que la plainte est fondée et à combien doit s'élever les tarifs? Ça c'est la Commission du commerce international, logée au département du commerce des États-Unis qui décide de ça. »

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