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Pas d'assurance responsabilité civile de 2 M$ pour les amuseurs publics d'Ottawa

Les gestionnaires des marchés By et Parkdale à Ottawa font volte-face et retirent l'obligation qu'ils imposaient aux amuseurs publics de contracter une assurance responsabilité civile d'au moins 2 millions de dollars pour pouvoir se produire dans les marchés.

Cette décision a été annoncée dans les médias sociaux, à la suite d'un reportage à ce sujet sur les ondes de la radio de CBC, mercredi matin.

Elle survient également à la suite d'une sortie du maire Jim Watson qui s'est vertement opposé à cette mesure et qui a indiqué qu'il interviendrait auprès des gestionnaires des deux marchés publics.

« Je ne suis pas content ou d'accord avec ça », s'est écrié le maire Watson, qui a précisé avoir demandé à son personnel de contacter le président de la nouvelle Société des services municipaux (SSM) pour lui demander d'annuler cette obligation.

Cette nouvelle société gère les marchés By et Parkdale depuis le 1er janvier.

L'appel du maire Jim Watson a de toute évidence été entendu par les dirigeants de la nouvelle SSM.

Une mesure qui venait tout juste d'entrer en vigueur

Dans une note envoyée aux amuseurs publics autorisés à exercer leur métier dans les marchés By et Parkdale, et dont Radio-Canada avait obtenu copie, les dirigeants de ces deux marchés les avisaient qu'ils devaient, depuis le 1er avril, être munis « d'une assurance de 2 millions de dollars, s'ils veulent donner leurs spectacles ».

Les amuseurs de rues devaient avoir le document en leur possession lors de leurs performances ou en fournir une copie aux autorités locales.

Pour certains amuseurs publics, comme Joey Albert, l'imposition de cette obligation n'était pas surprenante, puisque plusieurs grandes villes canadiennes exigent une assurance semblable.

« On est habitués, ce n'est pas une grosse surprise. Des compagnies d'assurance s'occupent de nous », avait-il dit.

M. Albert trouvait toutefois que les musiciens ne devaient pas entrer dans la catégorie des amuseurs publics.

« La seule chose qui m'agace un peu [c'est que] quelqu'un qui joue de la guitare sur le bord de la rue a besoin de cette assurance. Nous, on se met en danger, on joue avec le feu [...] Je ne pense pas que ce gars [le guitariste] soit un danger pour la communauté », avait-il lancé.

Les gestionnaires des deux marchés avaient menacé les amuseurs publics de leur retirer leur permis d'exercice s'ils ne détenaient pas cette assurance.

Avec les informations d'Andrew Foote et de Gilles Taillon

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