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Pas d’équilibre budgétaire à tout prix dès cette année, dit Trudeau

Le chef du Parti libéral du Canada ne s'engage pas à rétablir l'équilibre budgétaire dès cette année, s'il est élu premier ministre.

« Nous sommes en déficit actuellement. Le Parti libéral s'est engagé à équilibrer le budget, mais le temps que ça va prendre va dépendre du fouillis total que M. Harper nous a laissé », a déclaré Justin Trudeau lors d'un rassemblement à Toronto, vendredi matin.

Pour le chef libéral, il n'est pas question d'arriver à tout prix à un budget équilibré et de continuer à sabrer les dépenses.

« Ce qu'on ne fera pas, c'est d'enlever des milliards de dollars de l'économie canadienne alors qu'on est en récession, car c'est de la mauvaise politique économique et que ça ferait mal aux Canadiens. »

Selon lui, le gouvernement doit continuer d'investir, notamment en infrastructures, pour aider l'économie à se relever et pour donner un coup de pouce à la classe moyenne.

Dans son rapport déposé il y a quelques semaines, le directeur parlementaire du budget a conclu que l'année 2015-2016 se soldera par un déficit de 1 milliard de dollars et non par le surplus de 1,4 milliard prévu par le gouvernement Harper dans son budget d'avril dernier.

M. Trudeau a profité de ce lendemain de débat des chefs pour continuer d'attaquer le bilan économique du premier ministre Stephen Harper. « Ils [Les conservateurs] ont pris une décennie de surplus pour la transformer en huit déficits consécutifs. »

« Leur plan ne fonctionne pas. Et lorsqu'un plan ne fonctionne pas, on le change. »

Justin Trudeau a soutenu que Stephen Harper avait le pire bilan de croissance économique pour un premier ministre canadien depuis la Grande Dépression, il y a plus de 80 ans. « Stephen Harper nous traîne encore dans une récession et notre économie continue de reculer ». 

Le chef libéral a rappelé sa promesse de hausser les impôts des plus riches et de baisser ceux de la classe moyenne. Il a aussi dénoncé la prestation universelle pour la garde d'enfants qui, selon lui, profite notamment aux plus fortunés qui n'en ont pas besoin.

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