Retour

Pas de consensus sur la fin des référendums municipaux

Les maires de Sept-Îles et de Baie-Comeau divergent légèrement d'opinion sur la question de l'abolition des référendums municipaux que le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux, veut inclure dans le projet de loi 122.

Un texte de François Robert

Alors que le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, se rallie à la position de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui réclame leur abolition, le maire de Baie-Comeau, Claude Martel, croit que, dans certains cas, ils demeurent utiles.

« Il devra y avoir plus de consultations. Mais la façon dont c’est structuré présentement, ça permet quand même à une minorité, à l’occasion, d’empêcher quelque chose d’aller de l’avant qui serait favorable à la collectivité. Oui le référendum dans ce cas-là, il faudrait le retirer », analyse le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

Il admet toutefois que le mode des nouvelles consultations reste à définir davantage.

J’ai bien compris de mes collègues qu’au niveau des consultations, il faudrait prendre davantage de dispositions pour mettre la population dans le coup comme il le faut. Il semblerait qu’au niveau de la participation citoyenne, il y a beaucoup de travail à faire de ce côté-là pour que les municipalités ne puissent pas faire ça en vase clos et décider unilatéralement

Réjean Porlier, maire de Sept-Îles

Par contre, le maire Porlier croit qu’un conseil municipal pourrait toujours déclencher un référendum pour prendre le pouls de sa population afin de connaître son opinion sur un sujet.

Le maire de Baie-Comeau, Claude Martel, se dit d’accord pour retirer la possibilité qu’un projet financé à plus de 50 % par le gouvernement provincial soit bloqué par un référendum. « Déjà, quand le gouvernement paie 50 % de la facture, il met des conditions assez sévères pour défendre les intérêts des citoyens », souligne également M. Martel.

Néanmoins, les référendums peuvent parfois être utiles selon le maire de Baie-Comeau et il serait souhaitable de plus souvent les coupler avec les élections afin de réduire les frais liés à leur organisation, avance-t-il.

« J’ai toujours dit que les municipalités appartiennent aux citoyens et que c’est eux qui paient la facture en fin de compte », conclut le maire de Baie-Comeau.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards