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Pas de consensus sur les poules à Sept-Îles

Des citoyens de Sept-Îles sont forcés de se départir de leurs poules en raison d'un règlement municipal qui ne permet pas l'élevage de volaille sur le territoire de la ville à moins qu'un zonage agricole l'autorise.

Un résident de Matamec, à 30 kilomètres du centre-ville de Sept-Îles, Robert Gatien, doit se séparer de ses poules après que la Ville ait reçu une plainte.

Il fait notamment valoir que les poules permettent de responsabiliser et d'éduquer ses enfants. « On n'enlève pas les poules à moi, on les enlève de l'éducation de mes enfants, s’insurge Robert Gatien. On leur a appris comment prendre soin d'une poule. »

Le directeur général de la Ville de Sept-Îles, Patrick Gwilliam, invoque le bruit, la disposition des excréments et l'absence de soins vétérinaires pour les poules à Sept-Îles comme des éléments problématiques.

« La loi sur la protection des animaux du Québec, pas de la municipalité, mais du Québec, prévoit qu'un animal ne doit pas être tué par son propriétaire, elle ne peut être euthanasiée que par un vétérinaire, ce qu'on n'a pas à Sept-Îles, plaide Patrick Gwilliam. On a des bons vétérinaires à Sept-Îles, mais ils ne sont pas spécialisés dans les soins pour les poules. La plus proche qu'on a trouvée, c'est Baie-Comeau. »

Patrick Gwilliam indique toutefois que la Ville a fait des démarches pour trouver des solutions.

« Avant d'adopter une réglementation, on est allé voir des villes comme Drummondville, Gatineau, Cowansville, Granby, raconte Patrick Gwilliam. Ce sont toutes des villes qui ont des règlements sur l'élevage de poules. On s'est aperçu qu'il nous manquait des éléments, pas administratifs, mais de travail pour nous permettre de faire un règlement. »

Mise sur pied d’un comité

Robert Gatien propose la mise sur pied d’un comité aviseur pour pondre un règlement spécifique. « Je ne blâme pas la Ville. Je sais qu'il y a des règlements. Tout ce que je veux de la Ville c'est de faire un comité, je suis prêt à embarquer d'autres personnes qu'on a vues lundi soir [au conseil municipal] qui ont plus d'expérience, de connaissances que moi qui sont prêtes à être dans le comité. On est prêts à travailler avec la ville à 100 %. »

D'après les informations de Laurence Royer

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