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Pas de fusions forcées des commissions scolaires, tranche le ministre Blais

Le ministre de l'Éducation du Québec, François Blais, a annoncé ce matin que son projet de loi consacrant la réforme des commissions scolaires attendu plus tard cet automne ne comprendrait aucune fusion forcée. Ce processus, dit-il, entraînerait non pas des économies, mais des coûts pour le gouvernement.

« Il n'y aura pas de fusions, c'est-à-dire de redessinage de la carte des commissions scolaires au Québec, dans le but par exemple de les diminuer de 72 à 42, 44 ou 46 », a-t-il expliqué. « Dans les faits, après vérification, cette réduction entraînait des coûts de 70 millions de dollars. »

M. Blais a expliqué que d'anciens ministres péquistes de l'Éducation, dont Pauline Marois et François Legault, avaient évoqué des économies potentielles de 100 millions de dollars dans la foulée de possibles fusions.

« Mon prédécesseur [Yves Bolduc] estimait qu'il y avait peut-être des économies à faire, mais il n'y en a pas dans un processus forcé de diminution rapide », a-t-il ajouté.

M. Blais a cependant tenu à préciser que le ministre de l'Éducation « va conserver le pouvoir de forcer dans l'avenir les fusions » ou des regroupements d'offres de services, selon les cas.

« J'ai souvent dit : des fusions, pas nécessairement, mais possiblement, si nécessaire, notamment si les commissions scolaires n'atteignent pas un certain objectif en terme d'efficience », a indiqué le ministre.

Le ministre Blais n'a cependant pas voulu dire combien de commissions scolaires n'étaient pas « efficientes ».

Ce qui est au coeur de la réforme à venir, dit-il, « c'est l'autonomie de l'école, la nécessité que les écoles, avec les parents, les enseignants, les élèves puissent définir leur projet scolaire, que les commissions scolaires ne soient pas là pour organiser les services des écoles, mais plutôt soutenir les écoles dans leur projet scolaire, et s'assurer que les ressources descendent le plus possible vers les écoles ».

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