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Pas de grève ni de lock-out à l'UQTR jusqu'au 4 septembre

Le syndicat des professeurs et la direction de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) n'ont pas réussi à s'entendre sur une offre pour le renouvellement de la convention collective, mais ils ont promis une trêve qui durera tout l'été. Il n'y aura pas de grève ni de lock-out jusqu'au 4 septembre pour leur permettre la reprise des négociations sans la menace d'un conflit de travail.

Une déclaration conjointe a été signée par les deux parties un peu après 20 h, au terme de plusieurs heures de pourparlers dans la capitale québécoise. Les représentants des deux parties s'étaient rendus à Québec en début d'après-midi jeudi, à la demande de la ministre David.

Le syndicat et la direction ont accepté de se rencontrer entre le 29 et le 31 août. De plus, un observateur mandaté par la ministre sera désormais présent lors des discussions.

Le syndicat et la direction ont inscrit noir sur blanc leur volonté de reprendre la médiation et les négociations.« Il est convenu entre les parties que [...] la volonté mutuelle est d'en arriver rapidement à une entente négociée. », peut-on lire dans la déclaration conjointe. «  Pour le moment, ça, c’est mieux qu'une loi spéciale, parce que ça nous permet d’avoir la marge de manœuvre nécessaire pour faire avancer les négociations et pour poursuivre le développement de l’Université », a déclaré le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon, qui s'était rendu à Québec jeudi.

«  Ça valait la peine de venir voir la ministre  », a déclaré le négociateur pour le syndicat des professeurs de l’UQTR, René Lesage.

De nouveaux projets pour l'UQTR

Daniel McMahon ajoute que la ministre Hélène David prévoit lui donner les moyens d’accomplir sa mission pour l'UQTR, soit de revenir à l’équilibre budgétaire et de poursuivre son développement, tout en étant plus généreux avec les professeurs. Des annonces en ce sens seraient à venir.

La ministre de l'Enseignement supérieur a confirmé qu'« il y a des projets porteurs qui amènent, par exemple, de la clientèle étudiante et plus de clientèle étudiante ça veut dire plus d’argent ».

« Ça peut se faire à travers des projets qui avait de toute façon déjà été déposés il y a plusieurs mois et que nous pensons peuvent être extrêmement intéressants pour le développement de l’UQTR », a-t-elle dit, sans préciser davantage.

La ministre David avait convoqué les deux parties à une rencontre de travail après que les professeurs aient rejeté à 87 %, mercredi, l’offre finale et globale de la direction.

« Nous allons vraiment tout faire pour qu’il y ait une entente négociée », avait déclaré Hélène David.

Près de 75 % des professeurs de l’UQTR ont participé au vote sur l’offre déposée par la direction. Le vice-président du Syndicat des professeurs de l’UQTR, René Lesage, croyait que le taux de participation et le résultat du scrutin allaent justement inciter la direction de l’Université à retourner à la table de négociations.

Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, avait pour sa part fait savoir dans un point de presse, mercredi, qu’il comptait attendre de voir ce que la ministre David a à leur dire avant de prendre position.

Daniel McMahon avait par ailleurs mentionné qu’il désirait que le premier ministre Philippe Couillard se mêle du dossier si les pourparlers ne progressaient pas.

Les quelque 440 professeurs de l’UQTR avaient été invités à rejeter l'offre globale et finale déposée par la direction la semaine dernière.

L'exécutif du syndicat avait conclu que cette offre était similaire à une autre offre déposée le 11 mai dernier.

Le 2 mai dernier, la direction avait mis ses professeurs en lock-out. Le lock-out a pris fin deux semaines plus tard.

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