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Pas de privatisation de cyberSanté, assure la province

Le ministre de la Santé Eric Hoskins l'a confirmé mardi, lors du dépôt du rapport d'Ed Clark. L'ex-président de la Banque TD, qui a aidé le gouvernement ontarien à privatiser le distributeur d'électricité Hydro One, s'est penché sur l'avenir de l'agence controversée.

Le banquier devait trouver des façons de « maximiser la valeur » de cyberSanté, frappée par un scandale en 2009. La vérificatrice générale enquête à nouveau sur les dépenses de l'organisation.

Ed Clark est convaincu que l'agence doit demeurer publique. Il soutient toutefois qu'il faut élargir son rôle et améliorer l'accès des patients aux informations de leur dossier médical, par le développement de logiciels et d'applications mobiles par exemple.

Il souhaite que les professionnels de la santé puissent avoir accès et bonifier les dossiers médicaux électroniques de leurs patients dans les prochaines années.

Le ministre Eric Hoskins promet de dévoiler sa stratégie numérique de santé dans un avenir rapproché.

L'Ontario a besoin d'une nouvelle stratégie numérique en santé qui soit ambitieuse et qui mise sur le patient.

Eric Hoskins, ministre de la Santé

Le ministre Hoskins indique qu'il faudra s'assurer dans le processus que les informations confidentielles des patients soient protégées.

Le banquier Ed Clark reconnaît qu'il survient parfois des problèmes informatiques. Il fait référence aux erreurs qui surviennent dans le secteur privé, mais qui ne font pas nécessairement la manchette.

« Je ne suis pas certain que les gouvernements sont si mauvais pour respecter la vie privée des gens, dit M. Clark. Vous n'entendez pas parler de toutes les erreurs du secteur privé. Le secteur privé a aussi une attitude différente face aux erreurs. À Sillicon Valley, ils célèbrent les erreurs, parce que c'est perçu comme une expérience d'apprentissage, alors qu'au gouvernement, ça mène à des enquêtes et les gens deviennent silencieux. »

Inquiétudes

Le NPD craint toujours la privatisation de cyberSanté, malgré les assurances du gouvernement.

La porte-parole néo-démocrate en matière de santé, France Gélinas, indique que le gouvernement refusait aussi de parler de privatisation dans le cas de Hydro One. Le NPD dit qu'on ne peut pas faire confiance à ce gouvernement.

Elle soutient que le gouvernement pourrait inviter le secteur privé à participer au développement de la stratégie numérique. « Ça m'inquiète à tous les niveaux, dit la députée, parce que le secteur privé est là pour faire de l'argent. »

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