Le Bureau du Coroner du Nouveau-Brunswick n'a pas produit de rapport annuel depuis 2014. Pourtant, en vertu de la loi, il est tenu de présenter son rapport à l'Assemblée législative chaque année.

Les coroners enquêtent sur tous les cas de morts suspectes. Ils peuvent, lorsque cela est nécessaire, formuler des recommandations pour éviter des morts.

La loi oblige le coroner en chef, Gregory Forrestel, à publier chaque année un rapport sur ses activités.

Or, le dernier date de 2014. Le bureau explique qu’aucun rapport n’a été produit depuis cette date, parce que des enquêtes ne sont pas complétées. Ces délais ne seraient pas dus à un manque de ressources, et le nombre de cas traités est sensiblement le même chaque année.

Jean Sauvageau, criminologue, professeur à l’Université Saint-Thomas, ne comprend pas cette logique. « Je ne vois pas en quoi des rapports non terminés, des rapports d’enquête particuliers au coroner font en sorte que ça retarde la soumission d’un rapport annuel; on soumet le rapport à la date prévue, et les enquêtes complétées par la suite seront inclus dans le rapport suivant, c’est la façon de faire me semble. »

Selon lui, les rapports devraient être publiés annuellement, dans l’intérêt public.

Pour David Coon, chef et député du parti vert du Nouveau-Brunswick, les rapports devraient être publiés tous les ans. « Il y a beaucoup d’information, il y a beaucoup de statistiques qui sont très importantes pour nous de comprendre la qualité de vie au Nouveau-Brunswick. »

Le député Coon fait référence, entre autres, aux données sur la violence familiale ainsi que sur les suicides.

Malgré de nombreuses requêtes, il a été impossible pour Radio-Canada d’obtenir une entrevue avec le Coroner ou le ministre de la Justice.

D’après le reportage de Michel Corriveau

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