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Passage à moins de 60 % : une réflexion s'impose, dit le ministre de l'Éducation

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, avoue que la réforme scolaire est mûre pour quelques changements. Deux jours après la diffusion de notre reportage, qui dévoilait que des commissions scolaires de l'Estrie font passer des élèves d'un niveau à l'autre sans qu'ils aient obtenu la note de passage de 60 %, le ministre a tenté de se faire rassurant.

À sa première journée de travaux parlementaires, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a dû défendre les pratiques de certaines commissions scolaires qui font passer des élèves d'un niveau à l'autre au secondaire sans qu'ils aient obtenu la note de passage.

Je veux au moins rassurer les gens : ce n'est pas vrai qu'on obtient un diplôme d'études secondaires sans réussir les examens, ce n'est pas vrai!

Sébastien Proulx, ministre de l'Éducation du Québec

Depuis la réforme scolaire à la fin des années 90, le nombre d'élèves du secondaire qui passe d'une année à l'autre sans avoir les acquis nécessaires ne cesse d'augmenter, une situation décriée par les enseignants. Le ministre Proulx assure que des mesures concrètes seront bientôt annoncées dans le cadre de sa Politique sur la réussite éducative.

La Fédération des syndicats, qui représente plus de 65 000 enseignants au Québec, ne voit pas les choses du même oeil. « C'est l'enseignant, seul dans sa classe, qui se retrouve avec des élèves de différents niveaux. On lui dit d'adapter son enseignement » , rajoute sa présidente, Josée Scalabrini.

Le plan d'intervention n'est plus le guide pour aider un élève et décider si un élève passe au niveau supérieur ou pas, ce qui est le guide pour une école, ça va être l'organisation scolaire, une mesure administrative.

Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement

Au cours des deux dernières années, le gouvernement de Philippe Couillard a sabré plus de 1 milliard de dollars en éducation. Malgré ces compressions, les objectifs donnés aux commissions scolaires sont d'augmenter leur taux de diplomation.

À quelques jours de la Semaine de la persévérance scolaire, la Coalition avenir Québec et la Fédération des syndicats de l'enseignement demandent au gouvernement de réinvestir massivement en éducation. « Le gouvernement a fixé une cible de diplomation de 80 % et, ensuite, il a coupé dans les mesures d'aide à la réussite. Dans les faits, ce qui se passe, c'est qu'il y a énormément de pression sur les directions d'écoles et sur les enseignants pour faire passer des jeunes, qui malheureusement, n'ont pas les acquis » , s'indigne le porte-parole de la CAQ en matière d'éducation, Jean-François Roberge.

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