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Péladeau exige des réponses d’Investissement Québec sur Rona

Pierre Karl Péladeau a poursuivi son offensive contre la vente du quincaillier Rona à l'entreprise américaine Lowe's en demandant cette fois à Investissement Québec de s'expliquer sur la vente de ses actions de Rona. Le sujet a d'ailleurs donné lieu à un vif échange entre le chef péquiste et le premier ministre Couillard lors de la période des questions, à l'Assemblée nationale.

Le Parti québécois avait déjà reproché à Investissement Québec d'avoir vendu ses actions de l'entreprise québécoise. Près de 10 % de ses actions avaient été achetées en 2012 à la demande de l'ancien ministre libéral des Finances, Raymond Bachand, notamment en vue de bloquer une première tentative d'achat hostile de 1,76 milliard par Lowe's, a rappelé Pierre Karl Péladeau.

Or, la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a confirmé, dans la foulée de la vente de Rona, que la société d'investissement s'était départie de ses actions dans les mois précédents. Selon Pierre Karl Péladeau, cette transaction aurait pu rapporter jusqu'à 120 millions de dollars.

Le chef péquiste veut qu'Investissement Québec dévoile les détails de la transaction, notamment sur le nombre d'actions qu'elle possédait et la façon dont elles ont été vendues.

Le Québec a toujours la capacité d'intervenir, dit Péladeau

Par ailleurs, le chef du Parti québécois a critiqué le « cafouillage et l'improvisation » de Dominique Anglade dans la gestion du dossier.

Selon lui, il est « absolument ridicule » que ce soit le Bureau de la concurrence et Investissement Canada qui décident si les garanties fournies par Lowe's pour acquérir Rona sont suffisantes.

La ministre de l'Économie a affirmé mardi que la transaction de 3,2 milliards doit être ratifiée par Ottawa et que le gouvernement Couillard ne peut que transmettre ses attentes au gouvernement canadien.

Pierre Karl Péladeau soutient que les Québécois sont très préoccupés par cette transaction et considèrent que « ce n'est pas une bonne chose » de perdre ce siège social. Le chef péquiste souhaite que le gouvernement bloque la transaction par l'entremise de la Caisse de dépôt.

« Le Québec avait la capacité d'intervenir, il l'a toujours [...] avec une détention d'environ 17 % d'actions par la Caisse de dépôt », explique-t-il.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a réitéré lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, sa volonté de ne pas s'immiscer dans la transaction. « Lorsqu'il y a une transaction consensuelle et unanime, il serait très mal venu pour le gouvernement du Québec d'intervenir » a-t-il dit.

Philippe Couillard rappelle que la Caisse de dépôt travaille en toute indépendance et critique la volonté d'intervention du Parti québécois.

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