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Péladeau prudent sur la partition d'un Québec souverain

La question de la division du territoire d'un Québec souverain a été soulevée dimanche lors de la dernière journée du Conseil national du Parti québécois, à Sherbrooke.

Invité au Conseil samedi, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador Ghislain Picard a déclaré dans un discours : « Je suis Innu, je suis souverainiste », précisant par la suite qu'il faisant référence aux Premières Nations.

Questionné en point de presse pour savoir si, dans un Québec souverain, les frontières actuelles du Québec demeureraient intactes, le chef du PQ Pierre Karle Péladeau a offert une réponse prudente. « C'est un vaste chantier. Certainement que les frontières sont des questions d'importance internationale, des questions qui vont concerner aussi le statut, l'intégrité du territoire », a-t-il dit, en précisant qu'une telle question ne pouvait avoir de réponse simple.

En anglais, il a dit que  « les gens auront des demandes » et s'est montré « ouvert au dialogue » avec les Premières Nations sur cet enjeu délicat.

Mais au terme du Conseil national du PQ, le chef péquiste a tenu à apporter une « précision » par communiqué. « Par ce dialogue, de nation à nation, nous sommes confiants d'en arriver à de nouveaux arrangements mutuellement bénéfiques pour toutes les nations concernées dans le respect de l'intégrité du territoire », a dit M. Péladeau.

Dans le passé, les chefs du Parti québécois ont toujours proclamé le caractère intouchable des frontières du Québec, un engagement ayant d'ailleurs force de loi.

Le gouvernement avait fait adopter en 2000 la loi 99 édictant, notamment, que le gouvernement devait « veiller au maintien et au respect de l'intégrité territoriale du Québec. »

L'article 9 de la loi précisait que « le territoire du Québec et ses frontières ne peuvent être modifiés qu'avec le consentement de l'Assemblée nationale ».

La promotion de la souveraineté

Lors de ce week-end à Sherbrooke, les 350 membres et élus du parti cherchaient à définir les meilleurs outils de promotion de la souveraineté.

À ce titre, M. Péladeau a dit qu'il souhaitait se rapprocher des non-francophones, et tenter de séduire les immigrants, jusqu'ici peu portés à rallier les rangs souverainistes.

« Cela m'apparaît être essentiel pour la réalisation de notre pays » a-t-il commenté. « On n'a peut-être pas suffisamment mis l'accent sur le fait que l'indépendance, c'est bon pour tous les citoyens, de toutes les communautés », a ajouté le chef péquiste.

Concernant les négociations entre le Conseil du Trésor et le secteur public, le chef du PQ a réitéré que son parti est pour la revalorisation du service public. Il a pris ses distances par rapport aux membres qui voulaient une position ferme notamment sur le « rattrapage salarial ». « Nous ne sommes pas aux tables de négociation », a déclaré le chef péquiste après la réunion.

Le PQ demandera au Directeur général des élections de renommer la circonscription de L'Assomption, Jacques Parizeau, en hommage à l'ex-premier ministre qui en a été le député pendant plusieurs années.

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